‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 177 sur 272 · LE DUC DE BOURBON EN VENDÉE · texte numérisé non relu

LE DUC DE BOURBON EN VENDÉE

garde Le duc de Bourbon s'empressa de dépêcher au colonel Noireau le chevalier d'Auteuil, son aide de camp, avec pleins pouvoirs pour négocier l. Puis le bruit s'étant répandu qu'un parti de six cents gendarmes et dragons marchait sur Beaupréau, il s'enfuit nuitamment 2. Le 26 mars, tandis que d'Auteuil stipulait à Angers la libre sortie de France du duc de Bourbon, celui-ci était déjà arrivé à Fontenay. Il y resta le temps de communier, car c'était le jour de Pâques, et de dire aux royalistes du pays « que l'on n'en serait pas là si le roi avait fait tomber deux ou trois têtes3 ». De Fontenay, le duc de Bourbon gagna les Sables-d'Olonne où il s'embarqua pour Santander *. Cinq jours après la rentrée de Napoléon à Paris, toute résistance avait cessé en France, de l'Océan au Rhin et de la Manche aux sources de la Loire.

Le Midi était encore en armes. La guerre civile s'y préparait sous les auspices de la duchesse d'Angoulême qui fanatisait par sa présence les royalistes de Bordeaux, du baron de Vitrolles qui jouait au proconsul à Toulouse et du duc d'Angoulême qui levait une armée sur les confins du Languedoc et de la Provence.

Le gouvernement impérial était rem eigné par les

1. Rapport de Noireau à Davout, Angers, 26 mars (Ai ch. Guerre). — Le billet du duc de Bourbon autorisant d'Auteuil « à exp liquer ses intentions à M. Noireau » est daté : Beaupréau, 26 mars. C 3st un lapsus, car le prince partit de Beaupréau le 25, à 10 heures du soir.

Page 1