‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 190 sur 272 · Villemain, Soivenirs contemporains, II · texte numérisé non relu

Villemain, Soivenirs contemporains, II

2. Napoléon à l'empereur d'Autriche, Ie» avril. (Corresp., 21753.)

actes. Le 17 mars, les plénipotentiaires d'Autriche, de Russie, d'Angleterre, de Prusse et de France eurent une conférence à l'effet de savoir quel parti on prendrait « si Bonaparte parvenait à se rétablir à Paris ». Les ministres décidèrent que l'on agirait selon l'esprit de la Déclaration du 13 mars et qu'une commission militaire devait être nommée pour étudier les moyens d'exécution. Cette commission, composée de Schwarzenberg, de Wellington, de Wolkonsky et de Knesebeck, se réunit le soir même. Seul des souverains — la chose esta noter — le czar assista à la séance1. Alexandre, qui se reprochait comme un crime vis-à-vis de l'Europe d'avoir invoqué en faveur de Napoléon le respect des traités, était devenu son ennemi le plus acharné. Le conseil de guerre posant en fait que « les puissances ne traiteraient jamais avec Bonaparte » conclut à la formation de trois armées de première ligne et de deux armées de réserve, « des moyens prompts et immenses devant être employés 2 ». On proposa aussi de renouveler une seconde fois le traité de Chaumont3. Les négociations marchèrent vite. Le 25 mars, les ministres d'Angleterre, d'Autriche, de Prusse et de Russie signèrent un traité d'alliance « ayant pour but le maintien de la paix 4» et pour moyen la guerre. — Le

1. Wellington à Castlereagh, Vienne, 18 mars (Dispatchs, XII, 271-272). Talleyrand à Louis XVIII, Vienne, 17 et 19 mars. (Corresp. avec Louis XVIll, 350-351, 352.)

2. Talleyrand à Louis XVIII, Vienne, 19 mars {ibid., 352, 357).

3. Wellington à Castlereagh, Vienne, 18 mars (Dispatchs, XII.) Talleyrand à Louis XVIII et à Jaucourt, Vienne 19 mars, {ibid., 352 et note de la p. 353). — Le traité de Chaumont du 1er mars 1814 avait été déjà renouvelé à Londres le 29 juin 1814. Mais, à Londres, les puissances signataires, ne se proposant plus que de garantir les arrangements territoriaux énoncés en principe dans le traité de Paris, stipulèrent que chacune d'elles maintiendrait seulement sous les armes 75,000 hommes jusqu'à la fin du congrès. A Vienne, le 25 mars, il s'agissait de recommencer la guerre contre Napoléon. En conséquence, un nouveau traité semblable sur presque tous les points à celui de Chaumont devait être signé

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