LA RÉUNION DES CHAMBRES
de conseillers d'Etat; une trentaine de personnages divers et de hauts fonctionnaires de l'empire : Canclaux, Ghaptal, Lacépède, Gassendi, Lavallette, Montalivet, Mole, Monge, Ségur, Boissy d'Anglas, Rœdërer, Quinette, Lameth, Roger-Ducos, Sieyès ; enfin une quinzaine de représentants de l'ancienne noblesse que l'empereur trouva de bonne volonté, oarnot avait demandé la pairie pour Grégoire et Lambrecht ; Napoléon n'y consentit point 1 . Il ne voulut pas non plus nommer les maréchaux Kellermann et Sérurier qui avaient signé l'acte de déchéance, ni Augereau qui avait mal défendu Lyon en 1814, ni Oudinot et Gouvion Saint-Cyr à cause de leur conduite à Metz et à Orléans après le 20 mars 2. En revanche, l'empereur appela à la Chambre des pairs les généraux qui l'avaient accompagné en exil, les fidèles Drouot, Bertrand et Gambronne, et ceux qui s'étaient les premiers déclarés pour lui à son retour de l'île d'Elbe : La Bédoyère (promu maréchalde-camp le 26 mars), Brayer, Lefebvre-Desnoèttes, Drouet d'Erlon, Lallemand et Exelmans. Dans les salons, on ne manqua pas d'appeler ceux-ci : les pairs fides 3.
L'empereur avait dit à Lanjuinais qu'il approuvait son élection, mais il fallait que cette approbation fût communiquée officiellement à la Chambre. Au début de la séance du 5 juin, le président d'âge, M. de Branges, annonça que la réponse de l'empereur serait transmise par un chambellan de service. Ces paroles