‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 264 sur 272 · Lavallette, Mêm., II · texte numérisé non relu

Lavallette, Mêm., II

3. Moniteur, 9, 10, 13 juin. La Fayette à N., Paris 9 et 12 juin. (Mém., V, 507-511.) Esquisse sur les Cent Jours, 25-26. — La Fayette écrit qu'il voulait qu'on mit non grand homme ou héros mais tout simplement monarque. « La motion de Félix Lepelletier, dit-il encore, a été honorée d'une huée générale. »

vaient faire entendre un langage d'autant plus sévère qu'ils avaient élé élus par l'empereur. La France, avec une armée encore incomplète, avait à faire face à l'Europe entière. Cette grave situation leur inspira ceci : « Si les succès répondent à la justice de notre cause, la nation n'a plus à craindre que l'entraînement de la prospérité et les séductions dd la victoire. » L'empereur demanda par l'entremise de Gambacérès la suppression de cette phrase. On se contenta de la modifier. Il y fit une allusion amère dans sa réponse à l'Adresse. « — Messieurs, dit-il, la lutte dans laquelle nous sommes engagés est sérieuse. L'entraînement de la prospérité n'est pas le danger qui nous menace. C'est sous les fourches caudines que les étrangers veulent nous faire passer1. » Sa réponse à l'Adresse des représentants contenait aussi une leçon : « — Aidez-moi à sauver la patrie. La crise où nous sommes engagés est forte. N'imitons pas l'exemple du Bas-Empire qui, pressé de tous côtés par les Barbares, se rendit la risée de la postérité en s'occupant de discussions subtiles au. moment où le bélier brisait les portes de la ville 2. »

Les députés s'offensèrent du rapprochement3. Des Byzantins, eux qui se croyaient les héritiers de la Convention ! La Chambre se donnait pour patriote et elle l'était en effet. Par malheur, ces braves gens concevaient la patrie d'une façon abstraite. Ils ne sentaient pas qu'à cette heure terrible et décisive, c'était Napoléon qui la personnifiait, et qu'en affaiblissant l'empereur par la défiance et le décri ils affaiblissaient la patrie. Dumolard avait dit à la tri-

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