‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 265 sur 272 · Moniteur, 12 et 13 juin. Thibaudeau, X · texte numérisé non relu

Moniteur, 12 et 13 juin. Thibaudeau, X

1 Moniteur, 13 juin.

3 Fleury de Chaboulon, Mém., II, 126.

bune : « La patrie et l'empereur sont inséparables. La France sera sauvée par Napoléon1. » Mais la grande majorité des représentants ne pensait pas ainsi. La Chambre pensait que la France serait sauvée par la Chambre.

« L'empereur, écrivait Barante le 10 juin, a contre lui l'Europe et la France2. » C'était une façon de parler. Même dans la période la plus troublée de ce règne éphémère, du 5 avril au 25 mai, le Dauphiné, le Lyonnais, la Franche-Comté, le Bourbonnais, le Nivernais, la Saintonge, le Béarn, la Bourgogne, l'Ile de France, la Champagne, la Lorraine, l'Alsace, la Basse-Bretagne — c'est-à-dire la moitié de la France — étaient restés bonapartistes, et depuis Les derniers jours de mai, les mesures énergiques que le gouvernement avait enfin prises commençaient à imposer aux provinces hostiles. « Il serait bien temps, avait dit l'empereur, que la police ne laissât pas prêcher la guerre civile impunément. Nous sommes environnés d'insurrections par suite de cette inconcevable faiblesse. Il faut que cela finisse3. »

Désormais, la politique du laissez-faire paraît abandonnée. Des colonnes mobiles pourchassent les insoumis et les déserteurs4. Les lois de nivôse an IV et

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