‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 51 sur 272 · et les références aux notes · texte numérisé non relu

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5. Journal de la reine Catherine de Wurtemberg, 7 août 1814. (Mém. du roi Jérôme, VI, 452-453.) Rapp. de police, 7 et 12 août, 18 sept., 19 oct. et 17 nov. (Arch. nat. F. 7, 373», et F. 7, 3200 *). Cf. Rovigo, if ém., VII, 321-323.

LES CONSPIRATIONS il5

d'agir, il fallait connaître les sentiments de Marie- Louise, du prince Eugène, de la cour de Vienne. Il fallait surtout que Napoléon fût éloigné de l'Europe, car on craignait qu'il n'eût pas assez d'abnégation pour ne point vouloir profiter personnelle* ment de cette révolution. Marie-Louise se trouvait alors aux eaux d'Aix, en Savoie ; on lui dépêcha Gorvisart et Isabey. Fouché écrivit à Eugène, et, le 16 septembre, Talleyrand, désigné par le roi comme son plénipotentiaire au congrès, partit pour Vienne *, Tout en y défendant « les principes du droit des gens » il allait travailler à faire déporter Napoléon dans quelque île de l'Océan s. Ce n'était point que le prince de Bénévent se fût entièrement livré à Fouché et à ses complices, mais dans cette circonstance comme dans tant d'autres, cet homme à double face agissait à deux fins. En poursuivant l'enlèvement de Napoléon, il servait Louis XVIII, et il secondait en même temps, sans se compromettre, le parti qui se préparait à le renverser. « Double intrigue, dit Barras, intrigue perpétuelle de Talleyrand comme de Fouché 3 ! »

Mém. de Fouché, II, 300-301. Mémoires manuscrits de Barras. Chateaubriand, Mém., VI, 352. Guizot, Mém., I, 56-57. Ilyde de Neuville, Mém., II, 45, 47. Rapport au ministre de la guerre (cité par Chénier, Hist. de Davout, 415). Dépositions de Capelle {Procès de Ney, II, 148), de Vaulchier et du maire de Dôle. (Dossier de Ney, Arch. Guerre.) — Sur les rapports constants de Talleyrand, avant son départ pour Vienne, et de Fouché, qui habitait le châ- *eau de Ferrières, mais qui venait très souvent à Paris, voir le rapport de -Dolice du 13 août (Arch. nat. F. 7, 3200 *).

D'après le Journal de la reine Catherine, Laffltte, CarnotetNey devaient faire partie aussi du conseil de régence, mais très vraisemblablement ces trois personnages n'avaient pas donné leur acquiescement à ce projet, et peut-être même l'ignoraient-ils. Mais on se proposait de les proclamer, une fois la révolution accomplie.

1. Journal de la reine Catherine. Rovigo, Mém., VII, 321, 340-347. Chateaubriand, Mém., VI, 352. Mém., de Fouché, II, 300-301. Cf. Mcneval, Souv., II, 168, III, 391, Bausset, Mém., III, 47, et la note de police du 7 mars 1815 (Arch. nat. F. 7, 2300 *).

2. Talleyrand à Louis XVIII, Vienne 21 oct., 25nov. et 7 déc. {Corresp. de Talleyrand et de Louis XVI II.) Lavallette, Mém., II, 139. Rovigo, Mém., VII, $21, 332-333. Cf. Hyde de Neuville, Mém., II, 1«, 18, 82.

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