LA RENTE DE DEUX MILLIONS
se passer de la rente qui lui était assurée par le traité du 11 avril. Jusqu'ici, il avait pourvu aux dépenses avec l'argent sauvé des griffes du gouvernement provisoire. Mais ce petit trésor — reste du fameux trésor des Tuileries économisé sur la liste civile et dont les huit dixièmes avaient été employés à des dépenses de guerre — n'était pas inépuisable. Des 3,800,000 francs qu'avait l'empereur à son arrivée dans l'île4, la moitié était dépensée quand il s'embarqua pour la France 2, et bien avant le mois de février, il avait prévu que dans un temps donné son trésor serait vide 3.