DISCOURS DE CASTLEREAGH AU PARLEMENT
des vents, il était matériellement impossible de tirer une ligne de circonvallation autour de l'île d'Elbe1. » Lord Castlereagh se contenta de donner ces explications. A juste titre, il jugeait inutile de défendre l'Angleterre contre les ridicules soupçons de connivence avec l'empereur dont on s'entretenait au bord de la Méditerranée. Les faits parlaient assez haut pour démentir ce paradoxe absurde. La déclaration officielle de Somerset à Jaucourt que le gouvernement britannique provoquerait la formation d'une nouvelle coalition au profit de Louis XVIII2, l'empressement de Wellington à signer le manifeste du 13 mars 3, le départ de Paris du personnel de l'ambassade anglaise, le refus du Foreign office de recevoir aucune communication du duc de Vicence, le message du prince régent du 5 avril, l'activité déployée dans l'armement de la flotte et l'envoi de toutes les troupes disponibles sur le continent témoignaient que bien loin d'avoir favorisé l'évasion de Napoléon, le cabinet tory regardait cet événement comme une calamité.