PIÈCES JUSTIFICATIVES
1. — n Jti'illel. — Déclaration aux ("liamhres du duc de (îraiiimont.
2. 7 Juillet. — Lettre au général chef du service de l'artillerie.
« Mon général, la déclaration du ministre faite hier à la Chambre peut amener des luttes terribles, où la France et l'Empereur auront besoin du dévouement absolu de tous. J'aime mon pays pardessus toute chose ; si donc les événements se dessinent et si vous pensez que je puisse être utile, je me mets modestement et immédiatement à vos ordres. Je suis, etc. de Montluis.\nt. »
3. Ouvrages à consulter pour l'organisation militaire de la Prusse :
1860. — Études sur V armée prussienne , T^d.v le capitaine de La Barre Duparq. Publié chez Ténara. Paris, 2 volumes.
1868.— Organisation, effectifs des armées, etc., par Samuel. Publié chez Dumaine. Paris.
1869. — Conférence du Ministère de la Guerre, par Fay. Publié chez Dumaine. Paris.
1869. — Comparaison des Etats militaires des diverses puissances de l'Europe, conférence par Hugues. Publié chez Dumaine.
1868-69-70. — Articles de Cherbuliez, publiés dans la Reviie des Deux-Mondes, sur la Prusse et l'Allemagne.
1869-70. — L'Art de combattre l'armée française, par le prince Frédéric-Charles de Prusse.
Critique de l'ouvrage précédent. — Journal de l'armée, n<» 156
et 174.
lg(39 — Infanterie prussienne, son perfectiomiement,son avenir,
traduit par Schenck.
1861. — Ordonnances prussiennes sur les grandes manœuvres officielles du 5P jdin i86i.
4. — // Juillet. — La Fère. Ordre du régiment. Le colonel p(jrle
à la connaissnnce du régiment les ordres du ministre de la guerre en date du IG juillet 1870 :
« Les 5*, 1" et 8' batteries seront attachées à la 1" division
d'infanterie du 6« corps d'armée ; elles serviront des canons de 4 rayés de campagne. Ces trois batteries seront sous les ordres de M. le lieutenant-colonel de Montluisant, avec M. Vignotti pour commandant en second. Le colonel, C. Picot de Lapeyrouse. »
5. — 25 Juillet. — Dépêche. L'intendant militaire à Châlons au so us-intendant à La Fère :
« Informez le 8' régiment d'artillerie que j'ai donné l'ordre de lui expédier du magasin du camp de Châlons ce qui est destiné à .ses batteries à pied. Les batteries montées viendront au camp ou iront à .Soissons, et alors on leur expédiera ce qui leur sera nécessaire, ou on II" leur remettra ici. Vigo-Rolssillon. »
6. — 20 Juillet. — Dépêche. Intendant-général au ministère de la guerre :
« Il n'y a à Metz ni sucre, ni café, ni riz, ni eau-de-vie, peu de lard et de biscuit. Envoyez d'urgence au moins un million de rations sur Thionville. »
7. — 21 Juillet. — Général Frossard au ministère de la guerre :
« Le dépôt envoie d'énormes paquets de cartes inutiles pour le moment ; nous n'avons pas une carte de la frontière de France ; il serait préférable d'envoyer en plus grand nombre ce qui serait immédiatement utile et dont nous manquons complètement. »
8. — Juillet. — Le général Coflinières, envoyé à Metz par le ministre pour inspecter les fortifications, examine toute chose et il adresse le 19 juillet au maréchal Leb<euf un rapport détaillé dans lequel il annonce qu'il faut encore une année de travaux pour mettre les forts en état de défense et achever les défenses du camp retranché. Ce document se croise avec le décret qui nomme M. CofTinières commandant supérieur de Metz, et aussi la déclaration officielle de la guerre.
Ces faits étaient de notoriété publique à Metz au mois d'août 1870.
9. — 26 Juillet. — Intendant en chef au ministre de la guerre :
« Par suite du manque absolu de boulangers et de l'impossibilité d'en trouver dans la classe civile, malgré les marchés passés pour fourniture à la ration, les nombreuses troupes en dehors de Metz sont obligées, pour vivre, de consommer le bi.scuit qui devrait servir de
réserve, et qui n'arrive pas d'ailleurs dans une proportion suffisante. Il n'est arrivé, avec les 1"20,000 hommes de l'armée, que 38 nouveaux boulangers. »
10. — 26 Juillet. — De l'Empereur, <à St-Cloud, au ministre de la guerre :
« Je vois qu'il manque du biscuit, du pain à l'armée. Ne pourraiton pas faire cuire le pain à la manutention de Paris et l'envoyer :'i Metz ? .
11. — 28 Juillet. — Visite de l'Empereur au fort des Carrières, dit de Plappeville.
L'Empereur vient visiter le fort de Plappeville ; il est accompagné par le général Coffinières et par trois autres généraux, MM. Canu. de Béville, etc. Il est reçu par le capitaine Gillet, qui commande le fort, et par M. L. Viausson, maire de Plappeville. Le souverain fait le tour du fort, qui est complètement désarmé. Il n'existe ni embrasure, ni plate-forme, ni bouche à feu; tout est en état de construction inachevé. L'Empereur se retire sans donner un ordre ni aucune indication.
Les officiers d'artillerie n'arrivent que le 1" août; ce sont MM. Robert, chef d'escadron, et Bert, capitaine. Ils sont détachés de Vincennes pour l'armement de l'ouvrage. lisse servent des pompiers du village de Plappeville, qui, sous la direction immédiate d'un vieux sous-officier de l'arsenal de Metz, montent sur les remparts et placent en batterie les seize premières pièces venues de la ville.
Le 15 août, il y avait 30 pièces en batterie, et à la fin de septembre, 84, presque toutes du calibre de 24. Avant le l^"" septembre, il n'y avait pas le moindre approvisionemenl dans le fort, ni en poudre, ni en munitions.
(Affirmation du maire de Plappeville, M. C. Viausson.)
12. — 2 Août. — Camp de Châlons. Ordre de verser tous les schakos de la troupe et des officiers et de les expédier au régiment à La Fère. La tenue ne comportera désormais que le képi.
13. — 4 Août. — Camp de Châlons. Les réserves divisionnaires arrivent demain. Le général de division commandant Tartillerie rappelle à MM. les commandants des divisions que les réserves sont sous leurs ordres directs, et que, dans les marches et combats, elles doivent être plarées sous les ordres d'un capitaine en second, ainsi que les voitures de batteries autres que les voilures de combat, etc.
14. — Coniposilion du [larc crarlillerii' du ti" corps d'armée do quaUv divisions d'infanterie (y compris une batterie de canons à balles) :
1 1 batteries divisionnaires de -i rayé de campaune : 1 — de canons à balles ;
Réserve j 6 de 4 rayé de campagne ; ( 2 de 12 rayé de campagne ; 82 caissons, modèle 1858, pour munitions d'artillerie; 24 — 1827 — de 12 rayé;
22 — — pour cartouches, modèle 1866 ;
4 réserves divisionnaires pour munitions d'infanterie, constituées une à Bourges et trois à Toulouse.
En résumé, le parc du G* corps, y compris toutes les voitures diverses, devait comprendn; ; 85 voitures à 6 chevaux ; 100 — à 4 — 8 — à 2 —
197 voitures. (Officiel).
15. — Composition de la 1"" division d'infanterie du G*^ corps :' Général de division Tixier.
Général 9" b "' de chasseurs, commandant Matiieu.n;
de la 1 '■'^ brigade : 4^ de ligne, colonel Vincendon ;
PÉCFIOT. iO"" — — ÂRDAM DU PlC ;
Général de la 2« brigade : i 12« de ligne, colonel Lebru.n ; Leroy de Days. ) 100<" — — Gkémion.
Composition de l'artillerie de la 1'"'' division : Lieutenant-colonel commandant, M. ue Mu.mluisant ; Commandant en second, M. Vignutti, chef d'escadron.
5' b'•'^ capitaine en l*^ Abord ; \ Effectif :
— en 2% Lethierry ; i 4 officiers ;
Lieutenant en l*"", Varloud ; f 145 hommes, dont 42 arri-
— en 2^, NouETTE ; / vant de la réserve ; .Vdjudant, Sabatiué ; ) 120 chevaux ;
M*' des logis chef, Chabert, etc. / l'J voitures. 7«' h''S capitaine en 1", Oster ; 8«' h^''<-, capitaine en 1*^% Flottes ;
— en 2% DE Laroque ; — en2e, Dipuy; Lieutenant en l^^ Oe.michen ; Lieutenant en 1", Tolrmer ;
— en 2^, Samin ; — en 2', Boissc ; Adjudant, Beulac ; Adjudant. Boiiuii;;
tfectif :
des logis chef,
4 officiers ;
146 hommes ,
120 chevaux ;
19 voitures.