‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 102 sur 165 · LES PRUSSIENS CONTENUS · texte numérisé non relu

LES PRUSSIENS CONTENUS

arrivée entre temps à l'Amitié : deux bataillons se portent par Noisseville sur Nouilly et s'engagent au delà contre l'arrière-garde du 4* corps. Le reste de la 3e brigade suit de près et se dirige en partie sur Laur allier (1). Malgré cette nouvelle attaque, les deux bataillons de première ligne de la division Aymard, concentrant leurs feux avec ceux des compagnies des GJ)e et 90 déployées beaucoup plus en avant et sur leur droite, tiennent en respect, dans le fond du ravin, les vingt-huit compagnies prussiennes qui s'étendent depuis La Planchette jusqu'à Lauvallier. La situation demeure également stationuairc au sud jusqu'au bois de Colombey (2).

Sur ces entrefaites, les batteries des i", V et 13* divisions prussiennes sont toutes arrivées sur le champ de bataille, apportant à l'infanterie un concours précieux, mais insuffisant pour lui permettre de progresser. Elles s'établissent à l'ouest de l'Amitié et au sud-ouest de Montoy; l'une d'elles est même envoyée par von der Golt/ au nord-ouest de Colombey afin d'aider plus efficacement l'infanterie; mais, criblée de balles, elle ne peut tirer pendant plus de dix minutes et se replie dans le ravin, avec laide de fantassins qui traînent les pièces en dehors de la ligne de feu (3) .

(1) Historique du grand Etat~major nrut$Mtt} IV, 457,

(2) Metz, l, 137, 138.

[3] Historique </» grand Etat-major prussien, IV, VUi.

23 V l'.OHNY

Vers 6 heures du soir, dix batteries prussiennes sont donc en action entre Aubigny et Noisseville. Elles commencent à prendre la supériorité sur l'artillerie des trois divisions françaises et, grâce à leur appui, quelques fractions parviennent à gravir, par Lauvallier et La Planchette, le versant ouest du ravin. Pris d'écharpe et manquant de cartouches, le 90e de ligne recule en désordre et ne peut être rallié qu'au nord de Borny. Notre ligne de feu se trouve ainsi dégarnie; toutefois un bataillon du 69", établi dans l'intervalle des deux routes, parvient avec l'appui d'un bataillon du 19' à arrêter les Prussiens (1).

« Jusqu'alors, il était toujours impossible aux Allemands de pousser plus avant vers Bellecroix. » Ils échouent de même, entre Golombey et la route de Sarrebruck, « dans toutes les tentatives pour gagner du terrain sur la rive gauche du ruisseau, le défenseur n'ayant pas encore été contraint d évacuer le petit bois de sapins du chemin de Colombev à Bellecroix (2) » .

Mais rien n'empêche les Allemands de renouveler leurs attaques, car nos troupes continuent à défendre passivement leurs positions. Le génÔi rai Dee.ien. qui vient d'être grièvement Idessé

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