LE VIT COUPS S'ENGAGE
sur le pied d'une défense énergique, tout en opérant lentement la retraite... (1) ». Ce sont d'ailleurs les instructions de Bazaine. Pourtant les réserves allemandes sont très éloignées, surtout à l'aile droite; la supériorité numérique des Français est considérable, et une contre-attaque énergique des 3e et 4e corps écraserait sans peine et rejetterait en désordre les avant-gardes ennemies si aventurées.
Le général von Glïimer, commandant la 13e division, a reçu à Pange, vers 3 h. 15, un message de von der Goltz lui annonçant que la W brigade se porte en avant et réclamant son appui. Sans attendre l'approbation du commandant du Vil* corps, général von Zastrow, Glumer prend sur lui de porter le reste de sa division sur Goincy. Zastrow considère « comme peu conforme à l'esprit des dispositions du commandant en chef de la 1" armée d'entreprendre une attaque sérieuse dans la direction de Metz (2) » . Toutefois, afin de parer à toute éventualité, il envoie, à la 14e division d'infanterie et à l'artillerie de corps, l'ordre de gagner les hauteurs entre
(1) Le général Metman au maréchal Le Bœuf, Plappeville, 18 août.
(2) Historique du grand Stattnaior prussien, IV, 4G2.
Laquenexy et Colligny. Arrivé, vers 5 heures, à l'est de Colombey, Zastrow comprend « que l'affaire est sérieuse et qu'il n'est plus possible de l'arrêter (l) » . Il prescrit donc : à la 2~f brigade, qui débouche à hauteur de Coincy, d'entrer en action dans le ravin de Colombey; à la 28e d'appuyer l'aile gauche de von der Goltz; à la 27* tic s'établir entre Marsilly et Colombey et de former réserve générale (2) .
Deux bataillons de la 2")" brigade viennent successivement renforcer les quatre compagnies qui occupent le bois au nord de Colombey. Les Prussiens prononcent alors une offensive énergique sur le petit bois de sapins situé à 500 mètres à l'ouest et tenu par le 15' bataillon de chasseurs et deux compagnies du H) de ligne. Plus au sud, ils refoulent les tirailleurs du 4 1' '. Après une violente préparation par le feu et, malgré une grêle de balles, ils pénètrent dans le petit bois. Mais à peine al teignent-ils la lisière opposée, qu'un retour offensif du I .Y bataillon de chasseurs les
nui en fuite et les rejette», avec de grandes pertes,
BUT un bataillon de réserve, dont le niou\ement
arrêté (3). Un nouveau bataillon de renfort
permet &U1 PrU88ien8 de renouveler leur attaque.
(I H lit grand État-major jtrut$itn, IV, '<(>:'».
(<i) Hiai [uei manuscrit* do 15' bataillon i!<' chaMeura, du
'» I cl I • ; ; 1 1 • ■ : Hiftoriaut </<■/ grand Etat-major prussien, IV ,