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lui arrivent. C'est d'abord la brigade Golberg, de la division de Cissey, qui, sans attendre d'ordre, a fait demi-tour et se porte vers Mey; elle se place ensuite en réserve un peu plus au nord, à cheval sur la route de Bouzonville (1). La brigade Brayer et l'artillerie de la division de Cissey sont déjà dans l'île Chambière quand, au bruit du canon, le général de Ladmirault fait déposer les sacs etramène toutes ses troupes vers les hauteurs de Grimont. Les batteries prennent les devants au trot ; l'infanterie suit aussi vite que possible (2) . « Ce fut, dit un témoin, un inoubliable spectacle. Sur la route en lacets qui grimpe de la vallée, les soldats poudreux et ruisselants de sueur, mais la tète haute, marchaient enfiévrés l'ardeur et grimpaient la cote d'un pas rapide lue rythmaient les roulements ininterrompus de la charge. Les artilleurs, fouaillant leurs chevaui lancés au galop, passaient dans une trombe de poussière, et jetaient aux coteaux boisés d'alentour des bruits de tonnerre, que l'écho renvoyait aux bataillons déjà engagés, comme pour leur donner confiance. Et, dans le bruit croissant du combat, s'élevait une clameur immense, un cri poussé à la fois par des milliers de poitrines, cri
(1) Général de Cissiy, Souvenirs inédits.
(2) Le général de Cissey au général de Ladmirault, Metz, 15 août. — Le général de Cissey dit que les troupes u remontèrent au pas gymnastique » , ee qui sembla exagéré.
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d'amour de la patrie, cri de joie et d'espérance, où se fondaient les amertumes des revers dans un renouveau de foi en l'avenir, le cri de « Vive la France! » et de « Vive l'empereur! » Les cœurs bondissaient d'aise à ce signal de la lutte tant désirée avec l'ennemi insaisissable devant qui on reculait depuis trop longtemps, et l'exaspération des revers, des fatigues et des souffrances, était vaincue par un sentiment unanime de détente et de soulagement. Jamais, on peut le dire, bataille ne fut offerte à des hommes aussi impatients de la livrer (1). »
Les trois batteries de la division de Cissey s'établissent au sud-ouest de la Salette, le lon.<; de la route de Villers-l'Orme à Mey, côte à côte avec celles de la division Grenier. La brigade Braver est acheminée sur Mey (2) . La division Lorencez, qui a presque tout entière franchi les ponts fait également demi-tour et vient se rassembler près du fort Saint-Julien, sauf le 65" de ligne qtfl se forme en colonne serrée derrière la brigadl braver (3). Une partie de la réserve d'artillerie ne de même les abords du fort (i .
(1) Lieutenant-colonel Rodsset, Le I" corps de l'armée de
m ni de Ciise^ au général <!<• Ladmirault, Mets, ii: Rapport du lieutenant-colonel do Narp, commundaftf l'artillerie de II I' dirition il" V corpa, Woippyi 15 août, tournai de marche <!<• Il 8" dirition «In V corps. l 't i Rapporta dci cl dron Prëincr cl Ladrnni'p ; Met%}