‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 110 sur 165 · REPRISE DU HOIS DE MEY · texte numérisé non relu

REPRISE DU HOIS DE MEY

Ion du 13e de ligne, appuyé par le II', charge à la baïonnette, enlève vigoureusement le bois et en chasse définitivement les Prussiens (1). Ce succès termine à peu près la lutte en avant de l'aile droite du V corps. L'ennemi disparait vers Nouilly et Noisseville et, vers 8 h. 30, le feu cesse complètement sur ce point.

Cette retraite a sa répercussion au sud : elle détermine un mouvement de recul désordonné parmi les troupes allemandes qui combattent entre Lauvallier et le moulin de Goupillon. « En majeure partie désorganisées parles péripéties de la lutte, privées de la plupart de leurs officiers, les diverses fractions engagées sur ce point se laissaient glisser, à la nuit tombante, dans le ravin de Lauvallier et commençaient à refluer vers la route, sur le revers oriental du ravin (2). » Le général von Bentheim, se jetant au-devant des fuyards, parvient cependant à les arrêter et à leur faire, en partie, repasser le ruisseau. L'obscurité est devenue complète, et bientôt la fusil-

(1) Itapporl du colonel Lion, commandant le 13e de ligne, Metz, 15 août. — L' Historique du grand Etut-major prussien passe sous silence la reprise des jardins de Mey et du boit par les F ramais. H qualifie de " suer, s décisif • la prétendue prise

tir Mey (IV, V81) et représente le V corps u comme contraint de plier sur tous lis points » (IV, 4S2). L'Historique du 31 régiment altère également le Tenté sur ces incidents [Gttchichte des 2 . Oslpreussisclteu Cirenadier-Jieyiments, 2V. 3, 382). Cf. Metz, I, 219-220 et 221, note 4.

(2) Historique du grand Etat-major prussien, IV, 483.

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ladc diminue graduellement dans ce secteur (1) Un peu plus tard, un bataillon prussien, qui s'est glissé le long des pentes qui s'étendent au non de Vantoux et de Vallières, arrive près de la route de Bouzonville où est entassée une colonne d'artillerie du 4e corps. II ouvre le feu, mais est aussitôt chargé par l'infanterie et mis en déroute (2) .

Un incident se produit encore à l'aile gauche du 4e corps. Le bataillon prussien qui a occupé Servigny et Poixe, en qualité de soutien de l'artillerie, se porte sur Villers-l'Orme vers 8 heures. Il est suivi de quatre bataillons de la 4e brigade qui, arrivée la dernière sur le champ de bataille, a reçu l'ordre de s'opposer « au mouvement tournant» dont les Allemands se croient toujours menacés par Servigny (3). Quatre batteries à cheval viennent, des environs sud-ouest de Noissevillo, s'établir sur la croupe entre Nouilly et Servigny. Le 43* de ligne, surpris par l'apparition des Prussiens à l'est de la Salette, lâche pied à la première décharge, et les officiers tentent

(Il Hittoriaut du grand Btat mmjor othw») IV, US. ■— Cet Historique déclin incMctOMcnl que le» Français commencèrent

.. MMitOl i céder le terrain sur M point •> (IV, 483). Or il ressort

nettement dei Historique! îles 11° bataillon de chasseurs, (50 et

85* di- ligne, que ces troupes se maintinrent sur leurs positions et

Btri cl i d m. m -lu- mii Mri/. m'entre 9 h 10 heures du soir

i m,i i a ■.. noi- 4).

(2) Historique de l'artillerie île la 1" division du 4* oorps. Hùtoriqtu é* grand lùnt-mnjor prussien, IV. VXf>.

PANIQUE DU 43e DE LIGNE 251

vainement d'arrêter la panique. «Je charge les fuyards, avec mon état-major et mes hussards d'escorte, dit le général de Cissey; ils se mettent alors à tournoyer sur eux-mêmes, tirant en l'air et même sur nous. Enfin, le colonel parvient à faire battre la charge; les officiers, les sous-officiers et les vieux soldats se portent vigoureusement en avant, et les Prussiens culbutés s'en vont définitivement (1). »

(I) Généra] M ClMKr, Souvenirs inédits.

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