STE1NMETZ PENDANT LA BATAILLE
çaises engagées se rassemblèrent sur place. Après quelques heures de repos, Bazaine leur envoya Tordre « de reprendre leur marche sur Metz et de passer sur la rive gauche de la Moselle (1) » .
Le commandant de la Ir< armée, dont le quartier général se trouve à Varize, à IN kilomètres de la gauche des avant-postes du VIT corps, s'est montré fermement résolu, malgré les instances du lieutenant-colonel von Brandenstein, à rester sur la défensive pendant la journée du 1 i aoùt(2). Aussi est-il très surpris et irrité de recevoir, vers 5 h. 30, un rapport de Manteuffel annonçant que des fractions du VIT' corps sont déjà au feu etque le Ier se porte en avant pour les soutenir. Mais au lieu de se rendre compte par lui-même de l'importance du combat livré contrairement à ses instructions, il se contente d envoyer aux nouvelles deux officiers de son état-major. A 7 heures seulement, à la réception d'un message de Zastrow, Steinmelz se résout à partir pour le champ de bataille. Dans sa colère contre ses subordonnés, qui ont osé s'engager sans son autorisation, il fait expédier aussitôt l'ordre de rompre le combat. Toutefois, ayant reçu en cours de route des ren-
(1) Rapport du maréchal Bazaine sur le combat de Bornv.
(2) Historique du grand État-major prussien, IV, 448, 486.
seignements plus complets sur la situation, il se décide à porter en avant le VIIIe corps qui constitue sa réserve générale : la brigade Rex sur Les Étangs; Goeben, avec le reste de ses troupes, sur Varize (1) .
Goeben, dont le quartier général est à Bionville avec la 15e division, n'a entendu le canon que vers 5 h. 30. Sur l'injonction formelle de Steinmetz, il laisse les troupes dans leurs cantonnements et refuse d'accéder aux demandes de secours qui lui sont faites par le commandant de la 2e division, puis par Manteuffel lui-même (2). A 9 beuresdu soir seulement, lui parvient l'ordre de se porter sur Varize et Les Etangs. Prévenue directement, la brigade Rex s'est déjà mise en marche. Mais s'étant rendu compte personnellement de la cessation de la lutte, Goeben juge i qu'il est dès lors inutile de donner l'alerte à son corps d'armée pour exécuter une marche de nuit (3) » . Il se borne à prescrire aux troupes d'être sous les armes dès le point du jour (4) .
Sur ces entrefaites, Steinmeti, de plus en plus irrité, a envoyé aux deux corps d'armée l'ordre
(1) Cardinal roi Wn>»n«, /<><•. ,-it , 09*100
(il) Historique </» grand État-major pru$iiûn, IV, .
(•i Cardinal roi Widouv, /<»<•. cit., 00-09. — Le mouveun ni il- li brigade Ri ii -m Lm Btangi fat contremandd en r.iiM-M i\v « I'îmuc Paroi .il>lr de le bataille • (Historique </« arrnné I IV, MO)