REPRISE DE LA MARCHE
vers 10 heures. Le 4e corps bivouaque entre la Maison-Neuve, la Maison de Planche et le Sansonnet; un certain nombre de fractions ne rallient leurs corps cpue passé midi (1). La Garde quitte ses camps vers 10 heures du soir. Après de longs temps d'arrêt, provenant de croisements de colonnes, elle pénètre dans Metz et, dès lors, n'avance plus qu'avec une extrême lenteur (2) : * Il est impossible de décrire cette marche où tout était pêle-mêle : bagages, infanterie, cavalerie, artillerie, convois de blessés... (3) » Néanmoins, la Garde parvient à gagner Moulins dans les premières heures de la matinée, mais 1 encombrement de la route de Gravelotte 1 oblige à faire une halte prolongée entre Moulins, Longeville et le Ban Saint-Martin (4).
lue vive alerte se produit au cours de cet arrêt. Un détachement de la 0' division de < lerie, qui l'est avancé entra Seille et Moselle, jusqu'aux abords de Ekfontigny, oanonne à G h. 30 les bivouacs de la Garde et de la division Tixier du (i' corps, nullement couverts. Les obus jettent
(1) Le général de Lailmirault au maréchal Bazaine, Château du Sansonnet, Lôaoût; Journal de marche du V corps.
(il Journaux de marche de la Garde et de la If brigade de la division de grenadiers.
(3) Journal de marche de la 2 brigade de voltigeurs. — u De mémoire d'homme, <>n n avait assiste à semblable encombrement » (L'Indépendant dé la Moselle, 2~ août).
(4) Journal de marche de la Garde; Mets, II, 9-10.