‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 126 sur 165 · LA SOIKEE DU 15 AOUT · texte numérisé non relu

LA SOIKEE DU 15 AOUT

du service (1) » . Bazaine répond que ce déplacement est inutile.

Plus tard, le maréchal reçoit la visite de l'intendant général Wolf, qui vient, au nom de l'empereur, demander quelle direction suivra l'armée. Bazaine ne lui donne aucune indication certaine : la marche ultérieure, dit-il, ne sera fixée « que quand nous saurons les intentions de l'ennemi que l'on signale sur notre flanc gauche (2) » . S'il avait « tout son monde réuni >» , il serait disposé à se jeter sur les Allemands pour les refouler sur Pont-à-Mousson ; sinon, son intention est de se diriger sur Verdun que, suivant une conception erronée, il considère comme « une nouvelle base d'opérations (3) » .

D'inquiétantes nouvelles de l'ennemi parviennent dans la soirée au grand quartier général français. Le général Frossard et le maréchal Canrobert mandent au commandant en chef qu'ils ont « devant eux » des forces adverses évaluées à 30 000 hommes, et qu'ils s'attendent à êtreattaqués le lendemain (-4). A Bayon, dit-on, les Prussiens construisent « plusieurs ponts sur la Moselle (5) » ,

(1) Général Jarras,, toc. cit., 100.

(î) Maréchal Ba/.unk, Épisodes, 77.

Jbid.

(V) Le maréchal Bazaine au maréchal Le Bu-uf, Gravelotte, 15 août.

(5) Le ministre de la Guerre au major général, D. T., 15 août, 4 li. 30 soir.

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