‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 16 sur 165 · LA CAVALERIE ALLEMANDE · texte numérisé non relu

LA CAVALERIE ALLEMANDE

Manœuvres, puis au Galgen Berg. Il leur paraît que les Français n'ont laissé sur le plateau de Spieheren qu'une arrière-garde destinée à couvrir des embarquements à la gare de Forbath. Elles transmettent des rapports dans ce sens (1). Un officier du 17e hussards croit devoir être plus affirmât! t' : « L'ennemi s'embarque en chemin de fera Stiring et à Forbach. Il est couvert par deux bataillons, un escadron, une batterie (2). » Un peu plus tard, il est vrai, une autre reconnaissance évalue les troupes françaises à 20 000 hommes pour le moins (3) . Mais la cavalerie allemande s'en tient, sur ce point, à ces observations superficielles sans chercher à réaliser l'information en profondeur. Vers 1 I heures du matin, le général von Rheinbaben, commandant supérieur des 5e et 6" divisions, télégraphie de Sarrebruckau prince Frédéric-Charles que les Français occupent les hauteurs de Spicheren avec de I infanterie et de l'artillerie, et qu'ils commencent un mouvementde retraite (4) . Un second télé-

(1) Historique du yrand Etat-major prussien, III, 292; Cardinal von WlOOEHB, Dit Kayallerit Divisionen waltrend des Année Aitfmarsehs, 234.

(2) Cardinal vo.n Wiudkbn, loc. cit., 234.

(3) Ilnd., 237.

(4) Ibid., 268. — D'autres reconnaissances île cavalerie allemande furent plus audacieuses. Trois d'entre elles, dirigées par les lieutenants von Ebart, von Ilamin et Stumm, parvinrent très loin dans nos lignes et recueillirent des renseignements de première importance, Mais ces informations arrivèrent trop tard

gramme expédié par Rheinbaben vers une heure de l'après-midi apprend au commandant de la IIe armée que les Français se déploient sur les hauteurs au nord-est de Forbach et que la 14* division d'infanterie entre à Sarrebruck.

Sur ces entrefaites, les troupes de Steinmetz se sont mises en mouvement conformément aux ordres de la veille. Le Vil" corps marche en deux colonnes : la 13e division, Gliimer, de Lebach sur Piittlingen et Vôlklingen ; la 14*, Kameke, de Lebach sur Guichenbach. Arrivé en ce dernier point, Kameke transmet, à 8 h. 30 du matin, au général von Zastrow, commandant le VIIe corps, un rapport de la cavalerie faisant connaître que les Français ont abandonné les hauteurs au sud de Sarrebruck et occupé leurs anciennes positions de la Brème d'Or et de la Baraque Mouton. Il demande si , dans ces conditions, « il peut franchir la Sarre afin de s'assurer la possession de ces hauteurs, avant que l'ennemi ne juge peutêtre opportun de les occuper de nouveau (1) » . Par une singulière abdication de son autorité, Zastrow déclare qu'il laisse Kameke libre « d'agir d'après ses propres inspirations (2) » .

|iniir |>oii\ nir rtir utilise rs llistoriaue du tjrand Ktat-majar prussien, III. Mtt| Gfoértl vo\ |*n i i-Naiuionnk, /,; Cavalerie des /'• . ' // m mers nlleiiiani/es dans les journées du 7 au 15 août

(l) llistnrii/ue du i/raïul l'.tal-inajor prussien, III, 294.

(î) Ibid. — » Nul mi|i> m ur n < m en «Iroit. tic renoncer a faire

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