FOU BAC II
de se jeter dans le flanc gauche de l'adversair Le général von Glûmer, commandant la 13p division, approuve cette décision et met le gros en marche sur les traces de F avant-garde. A A heures, celle-ci atteint Grande-Rosselle. Les troupes ont parcouru trente-huit kilomètres, sans avoir rencontré l'ennemi. Dans le lointain on aperçoit, il est vrai, un camp important sur les hauteurs au nord-est de Forbach. Mais « le bruit de la canonnade, étouffé par la vaste étendue des bois, avait cessé; l'action engagée semblait terminée (1) » .
Glùmer s'en tient à ces apparences, au lieu de se faire renseigner par des reconnaissances. Il arrête son avant-garde au nord de Grande- Rosselle et envoie au gros de la division l'ordre de bivouaquera Yolklingen. Cette détermination irrationnelle lui fit perdre l'occasion de déboucher sur Forbach en temps utile et déjouer dans la bataille un rôle absolument décisif.
Vers <> heures du soir, le bruit du canon se fait entendre de nouveau à Grande-Kosselle. En même temps, des patrouilles de cavalerie annoncent que le combat continue au sud de Sarrebruck; enfin, un officier de l'état-major du VII* corps rend compte de rengagement de la Î4' division. GlUmcr ne croit pas devoir mettre ses troupes en
(l) lliitoriijuf tlit </ni)itl l<'.tnt-tii,ijt>r /tnixsien, III, 358; Car-
<ii n il roi w u, foc, cit., 315.