‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 91 sur 165 · OIIDIIES POUR LE 14 AOUT · texte numérisé non relu

OIIDIIES POUR LE 14 AOUT

seulement, et le IX° vers Buchy dans la direction de la Moselle (Pont-à-Mousson). Ils se tiendront prêts à intervenir au cas d'un combat sérieux en avant de Metz...

« D'autre part, la Irc armée est en situation d'empêcher par une attaque de flanc toute offensive de l'ennemi vers le sud.

a Les autres corps de la IP armée continueront la marche vers le secteur de la Moselle Pont-à- Mousson-Marbache.

« Le X' corps prendra position en avant de Pont-à-Mousson.

« La cavalerie des deux armées sera poussée le plus possible en avant et inquiétera la retraite éventuelle de l'ennemi sur la route de Met/ É Verdun (1). »

Le plan de Moltke ressort nettement de ces instructions; il s'agit de porter les forces allemandes sur la rive gauche de la Moselle pour attaquer l'armée française et la couper de ses communications avec Paris. Mais, par crainte d'une offensive de Bazaine sur la rive droite, le commandement allemand y maintient cinq corps d'armée, les plus rapprochés d'ailleurs de la Moselle, tandis que les plus éloignés, ceux qui constituent l'aile gauche de la II année, sont dirigés sur les passages de la rivière. Ces derniers n'exé-

(1) Correspondance militaire du maréchal de M<dlhc, D

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cutent, du reste, que de courtes étapes (1) : le 12 octobre 180G, dans une situation analogue, Napoléon, pour occuper Naumbourg et couper la retraite à l'ennemi, fit parcourir quarante kilomètres aux corps de Bernadotte et de Davout (2). Pour l'exécution de son plan et l'emploi du gros de ses forces, Moltke avait le choix entre deux partis : attaquer et maintenir les Français sur la rive droite, ou bien gagner vivement les passages de la Moselle, en amont de Metz. Il a adopté un moyen terme qui conduira à la dissémination et qui est la genèse de la crise que vont traverser les Allemands du 14 au 17 août. On ne peut d'ailleurs pas compter sur la IIIe armée qui, le 13, atteint la ligne Dieuze-Blàmont. ■ Voilà bien la faiblesse du dispositif de Moltke, déjà reconnue dans la marche vers la Sarre, puis vers la Moselle, se révélant une fois de plus quand il s'agit de franchir la Moselle en présence de l'adversaire; de ce système qui, devant tout faire simultanément, agir et couvrir, se montre également impuissant à remplir ces deux taches. Devant la rive gauche de la Moselle à aborder, et

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