‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 131 sur 168 · LA DIVISION CISSEY EN RETRAITE · texte numérisé non relu

LA DIVISION CISSEY EN RETRAITE

Pradier. Quelques-uns d'entre eux suivent en très bon ordre le mouvement de retraite de la divi- >ion de Cissey, mais la plupart, au nombre de treize environ, restent jusqu'à 9 heures sur les positions primitives du A" corps. Toute la brigade Pradier bivouaquera même sur le champ de bataille au sud-ouest de Montigny (1).

En fin de journée, l'aile droite de Ladmirault a été rejetée, il est vrai, sous Amanvillers, mais l'abandon ultérieur de ce point d appui n'est en réalité que la conséquence de l'échec du 6* corps, qui a entraîné aussitôt la retraite de la division de Cissey (2) . Que l'on suppose un instant Ganrobert conservant ses positions jusqu'à la nuit, Ladmirault serait resté inébranlable sur les siennes. C'est donc bien l'attaque de flanc des Saxons qui a décidé du gain de la bataille par la désagrégation successive de la ligne de combat française depuis Roncourt jusqu'à Montigny (3). La part du haut commandement allemand est d'ailleurs faible dans la conception de cette manœuvre, qui a eu lieu sans l'intervention de Frédéric-Charles et absolument à l'insu de Moltke, resté avec le vieux souverain vers l'autre extrémité du champ de bataille.

(1) Rapport du général Pradier, 20 août.

(2) L.' Historique du grand État-major prussien le reconnaît (VI, 862).

(3) Metz, III, 586.

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