‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 139 sur 168 · LE IP CORPS TENU EN ECHEC · texte numérisé non relu

LE IP CORPS TENU EN ECHEC

4* division (1). A 10 heures et demie, on peut compter quarante -huit bataillons, dont vingtquatre de troupes intactes, massés sur un espace de l 500 mètres de front et de 1 000 mètres de profondeur. « Pareil fait s'est-il jamais produit? Après 10 heures, les Allemands s'étaient ainsi privés eux-mêmes de leurs moyens de défense, car ils ne pouvaient plus se mouvoir pour livrer combat (2) . » La formidable attaque lancée par le ir corps a donc abouti uniquement à l'engagement réel d'environ trois bataillons en face des tranchées françaises du Point-du-Jour, au coude de la route (3). Seules, quelques fractions du \W corps obtiennent un succès relatif en occupant les carrières qu'elles trouvent évacuées (4) . Fransecky tente de faire cesser le feu au moyen de sonneries; néanmoins, de nombreuses luttes fratricides se produisent encore, suivies d'une série presque ininterrompue de paniques (5) .

Au 2* corps, bon nombre de compagnies et de bataillons sont ralliés par leurs chefs et ramenés en arrière. Ainsi des fractions du 80" et du 8^ de ligne sont rassemblées et conduites dans le voisinage de Moscou, où le 85' occupe toujours ses tranchées. Les fossés de la route restent toutefois gar-

-1) Fritz HoExiG, loc. cit., 307.

(2) Ibid.

(3) Metz, III, 658.

(4) Ru>"z, loc. cit., I, 65-66.

(5) Uid., 50-51.

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nis par un assez {/raiid nombre criiorames de tons les régiments, notamment du ;i2'" de ligne. Dans le voisinage du Point-du-Jour, le général Sanglé- Ferrière a dû appeler à lui le 66* un peu avant 10 heures. A ce moment, un commencement de panique se manifeste de part et d'autre de la voie romaine, mais des officiers du H' de ligne se jettent au devant des fuyards et les arrêtent assez facilement (1).

Bien que quelques fractions prussiennes parviennent à la faveur de la nuit jusque dans les fossés en deçà de la grande route, où elles restent jusqu'au lendemain matin, les positions du 2*' corps et de la division Aymard ne sont forcées sur aucun point. Malgré la supériorité écrasante de leur artillerie et les troupes nombreuses engagées, les Allemands ont échoué dans toutes leurs attaques; ils sont demeurés impuissants à chasser le défenseur, et les infimes résultats dont ils peuvent se prévaloir ont été achetés au prix des plus lourds sacrifices.

(1) Rapports du général Mangin et du colonel Anieller; Historique manuscrit du S' de ligne; Metz, III, (562.

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