‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 141 sur 168 · II · texte numérisé non relu

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sant, il apprend quo le roi, déjà airivé à Hezonville, lui (leiiiaiule un rapport sur la situation. Moltkc prend le trot, mais à peine a-t-il dépasse Gravelotte que Vcrdy du Vernois lui fait observer les inconvénients de cette allure. Déjà, en effet, ce mouvement en arrière un peu précipité impressionne à ce point les blessés et les nombreux isolés qu'il y a lieu de redouter une nouvelle panique. Moltke met son cheval au pas cl atteint ainsi la sortie ouest de Rezonville. Au sud de la chaussée, le roi s'est installé devant un feu de bivouac près d'une grange incendiée; lui aussi, ignore encore à ce moment le succès remporté par la II' armée. Verdy du Vernois entend un officier d'un grade élevé dire sur un ton très convaincu : « Maintenant, Majesté, sauf meilleur avis et après les grandes perles de la journée, j'estime que nous ne devons pas continuer l'attaque demain, mais au contraire attendre les Français. » Verdy juge l'idée si monstrueuse qu'il ne peut s'empêcher de protester : •i Alors, je ne sais pas pourquoi nous avons attaqué aujourd'hui ! » Mais le haut personnage riposte aussitôt assez sèchement : •' Lieutenantcolonel, que désirez-vous? " Moltke s'interpose à ce moment et, de sa voix la plus calme : « Si l'ennemi, dit-il, se trouvait encore demain en avant de Metz, Votre Majesté n'aurait qu'à donner l'ordre de reprendre l'attaque. » Les instruc-

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