ATTAQUE DU BOIS DE TKOISVILLE
de la rejeter sur Vionville (1). » Ladrairault prend le parti d'attaquer le bois de Tronville, mais omet de s'entendre avec le commandant du 3' corps dont quelques fractions occupent depuis longtemps, avec une partie de la division Tixier, les hauteurs au sud de Saint-Marcel (2). Déjà 1 aile gauche de la 6" division prussienne a été rejetée sur la lisière orientale du bois, et les bataillons du colonel Lehmann se trouvent euxmêmes à la lisière nord dans une situation difficile en face de cinq bataillons du 12* et du 4' de ligne, de la division Tixier, quand l'artillerie du i' corps ouvre le feu. Entraîné par le colonel Vincendon, le 4% d'un seul élan, atteint la liière nord et pénètre dans les taillis en refoulant les Prussiens, tandis qu'une batterie fouille le bois dans toute sa profondeur. Peu après, des fractions de la division Aymard, du 3" corps, viennent renforcer le 4* de ligne (3) .
Vers 2 h. 45, une partie de la brigade Bellecourt intervient également. Deux bataillons du 1 3' franchissent le ravin au sud de la cote 274 et ;agnentau pas décharge le saillant nord-ouest du bois. A leur gauche, le 43' s'avance droit devant lui et jette un bataillon dans le fourré. Trois bat-
(1) Rapport du géDéral de Ladmirault, 3 septeiobre. (i) ^fetz, II. 411. — Voir suprà, p. U-45. (3) Historiques manuscrits du 4' de ligne et de la 4* batterie 'u 17*; Historiijuc <1h grand État-major prussien^ V, 568.
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tcries s'établissent aux abords de la pointe occidentale du bois. L'ennemi n'oppose qu'une faible résistance; mais, en raison de l'épaisseur du taillis nos tirailleurs n'atteignent que vers 4 heures la lisière opposée de la parcelle nord du bois. De là ils échangent une fusillade assez vive avec quelques fractions du détachement Lehmann restées dans la parcelle sud, voisine de la route (1).
La situation devient critique pour l'artillerie allemande engagée aux abords de Vionville. Les deux batteries à cheval du X"" corps, en action à l'est du village, sont forcées de se retirer; l'une d elles s'intercale au nord de la grande route entre les batteries de la 0' division. Celles-ci sont exposées depuis un certain temps déjà aux feux de front, d'écharpe et même de revers de l'artillerie française. Lorsque à ce tir, d'une efficacité médiocre, vient s'ajouter celui des tirailleurs embusqués à la pointe sud-est du bois de Tronville, elles sont contraintes de se replier au sud-ouest de Vionville. 11 ne reste plus au sud de la route et à l'ouest du village que trois batteries, que renforce bientôt une quatrième chassée des abords nord-ouest par notre infanterie. Les deux batteries de gauche exécutent un changement de front en arrière et à gauche; les deux autres, à angle
(1) Rapports du colonel Lion, 17 août; du lieutenant-colonel Verdicr, 17 août; du commandanl Geoffroy, 17 août; Metz, II, •V15-417; Historique du (jrand Ktat-major prussien, V, 568.