LE 6* CORPS
a son front tourné vers le sud-est; la division de Cissey est au nord d'Amanvillers, face à l'ouest; la division Grenier entre Amanvillers et Montigny-la-Grange, face au sud-ouest, sauf son rég^iment de {jauche, le 98", qui entoure Montigny, face au sud. La division de cavalerie Gondrecourt (1) est massée entre Amanvillers et la voie ferrée, la réserve d'artillerie rassemblée derrière la division Grenier.
Le G' corps (maréchal Canrobert) tient 1 extrême droite jusqu'à Roncourt. Arrivé très tard dans ses bivouacs la veille au soir, et d'ailleurs presque entièrement dépourvu d outils 2), il n'a pu exécuter aucun travail de fortification, à part quelques tranchées-abris creusées au sud, à l'ouest et au nord de Saint-Privat, ainsi qu à Roncourt. Le 18 au matin, les divisions ont rectifié leurs camps dont quelques-uns ont été pris un peu au hasard dans une complète obscurité. Leurs emplacements définitifs sont : La Font de Villiers, face à l'ouest, entre Saint-Privat et Roncourt; le \y de li{jne, de la division Bisson, à droite de la précédente, face à Roncourt; Tixier, au nord-est de Saint-Privat; Levassor-Sorval, face au sudouest, au sud de la route de Briey, la droite en
(1) Le général de Gondrecourt remplace le général Legrand tué le 16 août.
(2 11 eût été facile d'en requérir dans les localités avoi- «inantes.
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avant du hameau de Jérusalem. Les deux régiments de cavalerie du général du Barail sont rassemblés près et à l'ouest de Sainl-Privat.
La Garde impériale et la réserve générale d'artillerie sont groupées entre le fort de iMappeville et le mont Saint-Quentin, saut la division de cavalerie Desvaux réunie à Longeauaux escadrons des généraux de Valabrègue et de Forton (1) .
Telles sont les positions sur lesquelles Bazaine se propose de livrer ce qu'il appelle une bataille défensive. Envisagées exclusivement au point de vue tactique, elles ne sont pas sans présenter certains avantages dont il eût été sans doute aisé de tirer parti. Bien que la zone de terrain qui s'étend immédiatement à l'est soit généralement boisée et par suite peu propice aux mouvements des réserves, la ligne principale de résistance, s'étendant de lloncourt à Rozérieulles, sur une longueur de 11 à 12 kilomètres, pouvait être rendue très forte par une organisation bien conçue et exécutée en temps opportun. Au sud de la ferme de La Folie, le champ de tir de l'infanterie se trouvait réduit sur certains points, soit par la présence des bois, soit par la forme convexe des pentes, mais sur toute cette partie de la position, le profond ravin de la Mance et les bois eux-mêmes constituaient des obstacles im-
(1) Metz, III, 56-65.