CANONNADE INTEMPESTIVE
fut le signal d'alarme pour l'ennemi. Ce qu'il n'avait pas appris par ses patrouilles, il le sut, hélas! par cet acte de nos troupes (1). » A la vérité, la 5' division de cavalerie avait reçu du commandant du X" corps l'ordre de saisir «toutes les occasions d'attaquer l'ennemi » . Mais cette prescription n'était réellement applicable que s'il eût été nécessaire soit de se débarrasser d'une masse de cavalerie adverse, soit de retarder la marche sur Verdun d'une importante colonne. Tel n'était pas le cas, et tout incitait au contraire Rheinbaben à s'abstenir de cette démonstration inopportune, à moins qu'il ne fut décidé à mettre à profit notre négligence pour mener une attaque à fond (2) .
(1) Kriegsgeschichtliche Eimelschriften, Heft 18, 543.
(2) Metz, II, 179.