LES FUSILIERS DU
ferrée, et ses tirailleurs ouvrent le feu contre l'infanterie ennemie du bois de la Cusse (1). Au sud du chemin de fer, à l'extrême droite de la division Grenier, le général Berger fait avancer successivement deux bataillons du 54* : le I" prolonge sur leur droite les deux compagnies du 7* bataillon de chasseurs embusquées dans le chemin qui descend à la maison du gardebarrière (2).
Au sud du bois de la Cusse, la situation est beaucoup moins favorable pour le IX* corps. Vers 2 heures de l'après-midi, le bataillon de fusiliers du 85' est arrivé au voisinage de l'aile gauche de la grande batterie du IX* corps. A ce moment, cette artillerie est « presque hors d'état de combattre » , et sa situation est devenue « excessivement critique (3) » . Une batterie a dû amener ses avant-trains et se réfugier, à grand'peine d'ailleurs, vers les bois de la Cusse. Les fusiliers déposent les sacs et avancent de quelques centaines de mètres, mais tombent sous le feu croisé des tirailleurs du 13* de ligne et de la batterie de mitrailleuses de la division Lorencez. Durant vingt minutes, ils subissent des pertes énormes, ils lâchent pied et refluent vers les bois. Malheu-
(1) Historique des batteries de la division <ie Cissey; Historique manuscrit du 6'' de ligne; Metz, III, 227-229.
(2) Historiques manuscrits du 54* de ligne et du 5' bataillon de chasseurs; Metz, III, 236.
(3) Historique du arand État-major prussien, VI, 692,
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i^euscment notre infanterie reste à peu près passive et perd ainsi roccasion de s'emparer des batteries prussiennes, absolument découvertes sur leur front et sur leur flanc gaucbe.
Vers 2 h. 30, l'artillerie allemande commence sa retraite, non sans difficultés et, à 3 heures, il ne reste plus que les trois batteries d'aile droite. Les Français disposent encore à ce moment, sur le plateau entre La Folie et la voie ferrée, de seize batteries, dont certaines, il est vrai, sont assez éprouvées et qui, presque toutes, ont consommé une grande partie de leurs munitions (1), Le IX' corps n'en est pas moins dans une situation désavantageuse qu'une offensive résolue du général de Ladmirault eût aisément transformée en échec (2) . Bientôt l'intervention de l'artillerie du Iir corps va modifier sensiblement la tournure du combat.
Rassemblé pendant toute la matinée à Ghambley et à Flavigny, le III* corps s'est mis en marche vers une heure de l'après-midi sur Saint- Marcel et la ferme Caulre : la 6' division d'infan-
(1) Historique du qrand Ktat-major prustien, 694-695; Metz,