‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 86 sur 168 · L'ARTILLERIE DU IIP CORPS · texte numérisé non relu

L'ARTILLERIE DU IIP CORPS

terie a pris la tête, suivie de la 5^ et de l'artillerie de corps ; la 6* division de cavalerie se joint au mouvement. Il est plus de 2 heures quand Frédéric-Charles se rend de Vernéville à l'ouest d'Habonville, afin de dissiper enfin son incertitude sur l'emplacement exact de l'aile droite française. De son nouvel observatoire, il découvre nos positions de Saint-Privat et prescrit aussitôt au commandant du Iir corps de renforcer le IX' avec l'artillerie de corps (1). Les quatre batteries montées s'établissent, à 3 h. 30, sur la croupe au sudest de Vernéville et ouvrent le feu sur l'artillerie française des environs de Montigny et sur les mitrailleuses de la division Montaudon (2) . Les deux batteries à cheval entrent en ligne vers 4 heures à l'ouest de Champenois, à la gauche de l'artillerie du IX^ corps, réduite à ce moment à trois batteries (3) , renforcées un peu plus tard par deux autres, qui viennent d'être reconstituées. Vers 4 h . 15, douze batteries allemandes (4) sont donc en action entre les bois de la Cusse et des Génivaux et prennent nettement la supério-

(1) Historicfue du grand État-major prussien, VI, 704; Von

DER GOLTZ, loc. Cit., 140.

(2) Deux de ces batteries tentent de prendre une position plus rapprochée, mais les feux de l'infanterie française les obligent à revenir sur l'emplacement initial.

(3) Voir supra, p. 228.

(4) Y compris la batterie d'avanl-garde de la iS* division restée à l'est de Vernéville.

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rite du feu. Une demi-heure après, il ne reste plus, sur le plateau de Monlijny, que quatre batteries françaises (1).

L'échec de notre artillerie n'est pas moindre à l'ouest d'Amanvillers, où six batteries cèdent à partir de 4 heures, sous les feux de l'artillerie hessoise, qui a déjà contraint à la retraite les batteries de la division de Cissey. Notre infanterie, engagée le long du chemin de terre de La Folie à Sainte-Marie, est désormais abandonnée à ses seules forces et devient l'unique objectif de» deux armes, fusil et canon, de l'adversaire (2).

Le commandant de la Garde, prince de Wurtemberg, a offert précédemment à Manstein la coopération de toutes ses forces disponibles. Manstein n'accepte pas ce concours et préconise au contraire l'attaque sur Saint-Privat comme le meilleur moyen de venir en aide à ses troupes. Il se borne à demander qu'une brigade de la Garde reste en réserve à Anoux-la-Grange, Vers 3 h. 30, le prince de Hesse, constatant que des troupes allemandes sont en marche vers Sainte-Marie, croit voir dans ce mouvement les préliminaires de l'attaque de Saint-Privat. Afin de l'appuyer, il prescrit à trois de ses bataillons de réserve de se porter dans cette direction. Sept compagnies franchissent la voie ferrée vers la

(1) Metz, III, 244.

(2) HiiloriijHC du grand ntat-major prussien, VI, 707.

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