Voir le Journal officiel du 16 jaillet
un discours danslequel il s'oppose à la guerre. C'est en répondant à Thiers qu'Emile OUivier lance son mot fameux : « De ce jour commence, pour les ministres, mes collègues et pour moi, une grande responsabilité. Nous l'acceptons le cœur léger ! »
Divers projets de lois militaires sont soumis à la Chambre ainsi qu'une demande de crédits. Accepter ou rejeter les crédits, déclare Emile OUivier, c'était une manière pour le Parlement de se prononcer pour ou contre la guerre. « La guerre, écrit-il, avait été jusque-là un usage du pouvoir personnel ; nous voulûmes qu'elle fût cette fois un acte libre des représentants de la Nation*. » 11 n'ajoute pas que c'est un progrès et que ce progrès c'est à lui qu'on le doit. Mais c'est dans sa pensée. Considérons le progrès.
Une commission est nommée pour examiner les projets de lois et les crédits proposés. Elle se réunit immédiatement. Elle a reçu