‹ 1870, les causes politiques du désastreChapitre 76 sur 92 · Ooyr. ci7^, p · texte numérisé non relu

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Montesquiou, 1870. 14

Les négociations pour obtenir des alliances reprirent en juillet-août 1870. Voyons si, alors plus que dans les années précédentes, la question romaine a eu sur nos destinées cette action capitale et funeste que certains lui attribuent.

Le 3 juillet éclate TafTaire HohenzoUern. Le 8 juillet, notre ministre des Affaires étrangères^ le duc de Gramont, télégraphie c^ Florence, à notre envoyé, M. de Malarei : « Si l'obstination de la Prusse rend la guerre nécessaire, la France compte sur Tappui de l'Italie, o La France compte ! Cependant, à ce moment, pas plus avec Tltalie qu'avec l'Autriche, la France n'avait rien conclu. Et lorsque, le 15 juillet, le duc de Gramont répondait au président de la Commission des Crédits, qui demandait si nous avions des

alliances : « Si j'ai fait attendre la commission, c'est que j*avais chez moi, au ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur d'Autriche et le ministre d'Italie. J'espère que la commission ne m'en demandera pas davantage », on recommençait alors seulement à « causer ».

M. E. Bourgeois déclare : « Le 25 et le 26 juillet furent les journées critiques où, à Vienne et à Paris, le sort de la France se décida diplomatiquement. Avec Sedan et la capitulation de l'armée française, ce sont les dates les plus malheureuses de notre histoire *. » M. Bourgeois entend par là qu'à cette date nous pouvions obtenir l'alliance de l'Italie et de l'Autriche au prix de l'abandon de Rome aux troupes italiennes, et que cette alliance sauvait la France. Examinons ce qui en est.

Voyons d'abord ce qui nous était ofTert.

Le ministre autrichien, M. de Beust, dans

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