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CHAPITRE IV

Ordre de marche du corps d'armée. — Apparition des uhians de la Garde. — Instructions verbales de Mac-Mahon. — Douay dirige ses colonnes sur Mouzon et Villers-devant-Mouzon. — De Stonne, il aperçoit le terrain où combat de Failly. — Au lieu de le secourir, il obéit passivement aux ordres du maréchal. — Vue de la déroute de la division Conseil Dumesnil. — La marche de cette division de Stonne vers Yonck. — Son engagement contre la 2^ division bavaroise. — La retraite désordonnée sur Raucourt. — Arrivée du convoi à Villersdevant-Mouzon.

Le 7^ corps, qui a passé la nuit aux environs d'Oches, est sous les armes dès 3 heures et demie du matin. A 4 heures, un lourd convoi de l 500 voitures prend les devants et s'engage sur la route de Stonne, sous l'escorte de la division Conseil Dumesnil. La brigade Saint-Hilaire forme l'avant-garde : le 99^ marchant en tête, le 47^ réparti le long de la colonne. La brigade Bretteville suit avec l'artillerie divisionnaire et deux escadrons du V hussards. Le reste de la division de cavalerie Ameil est également chargé de l'escorte du convoi (1).

(1) Notes sur les opérations de la division Conseil Dumesnil.

236 BEA UM ONT

Dès le départ, de nombreux éclaireurs des iihlans de la Garde apparaissent sur les hauteurs qui dominent Oches. Graig^nant une attaque, Douay déploie aussitôt la brig^ade Bretteville sur une position défensive à l'ouest du villag^e et ne la remet en marche qu'après avoir acquis la certitude que l'ennemi se borne à une démonstration. Les voitures d'ambulance et du train, bien attelées et placées en tête, avancent rapidement; mais, à la sortie de la Berlière, il devient nécessaire, pour gravir une côte, de doubler les attelages des voitures de réquisition. On perd là un temps précieux (1) .

Vers 8 heures, au moment où Douay va tardivement partir d'Oches avec la division Liébert et la réserve d'artillerie, le maréchal de Mac-Mahon survient, se montre très préoccupé du retard et déclare que le 7® corps doit franchir la Meuse « coûte que coûte » le soir même et se débarrasser ensuite du convoi qui alourdit sa marche. Il indique à Douay trois points de passage : le pont de pierre de Mouzon, qui doit servir également au 5" corps; un pont de bateaux construit par le génie à Villers-devant-Mouzon; le pont de

— « Je ne comprends pas que l'on ait pu affaiblir les corps combattants de cette manière-là et détacher une brigade entière pour escorter des convois » (Prince de Hohenlohe, loc. cit., II, 255).

(1) Prince Bibesco, loc. cit., 95.

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