‹ 1870 - SedanChapitre 62 sur 177 · SITUATION LE 23 AOUT · texte numérisé non relu

SITUATION LE 23 AOUT

le I" corps bavarois et le VP corps. La 4^ division de cavalerie explore en avant : son g^ros est à Saint-Dizier; deux escadrons poussent jusqu'aux environs de Ghâlons. La 2^ division de cavalerie, au sud de Gondrecourt, couvre le flanc gauche (1) .

La nouvelle armée, dite de la Meuse, commandée par le prince royal de Saxe, stationne, le 23 au soir, sur le front Fresnes-en-Woëvre, Saint-Mihiel, Vadonville. Les 5% 12' et 6' divisions de cavalerie sont sur la Meuse, en aval et en amont de Verdun. Le 26 août, les deux armées doivent se concentrer sur la ligne Sainte- Menehould, Vitry-le-François, en face de Ghâlons, où l'on sait que se rassemblent des fractions de l'armée d'Alsace et des troupes de nouvelle formation (2).

Abstraction faite des corps laissés devant Metz et d'autres places fortes, la masse des envahisseurs atteint les chiffres formidables de 188 000 baïonnettes, 36 000 sabres, 813 bouches à feu. Au grand quartier général du roi, à Gommercy, toutes les pensées se tournent vers la capitale. Cl Dans huit jours, écrivait le général von

(1) Historique du grand État-rnajof prussien, VII, 915 ; Vok Hah:^ke, loc. cit., 137.

(2j Correspondance militaire du maréchal de Moltke, I, n° 189; Historique du grand Etat-major prussien, VII, 901,

Roon, il se peut que nous soyons sous Paris (1) . » Par suite du mauvais emploi de sa cavalerie, Moltke ignore complètement la présence sur son flanc droit, à deux jours de marche, d'une armée française de 130 000 hommes.

Le 23, le prince royal de Prusse apprend par son service de renseignements et par un rapport de la 4^ division de cavalerie que l'armée française réunie au camp de Ghâlons s'est mise en mouvement. La direction de sa marche est mal définie; on pense que Mac-Mahon s'est replié sur Paris (2) . Moltke appelle aussitôt l'attention du général von Blumenthal, chef d'état-major de la 111* armée, sur la nécessité d'être promptement fixé à cet égard (3) : la 4^ division de cavalerie reçoit en conséquence l'ordre de franchir la Marne, de chercher l'ennemi vers Vertus, Épernay et Ghâlons, et de se renseigner d'une manière générale sur nos mouvements (4). Dès le 24, ses éléments de découverte constatent l'évacuation du camp de Ghâlons (5). Mais qu'est devenue la nouvelle armée française qui s'y était rassemblée?

(1) Denkivûrdigkeiten aus dem Leben des Gênerais Grafen von Roon, III, 196.

(2) Historique du grand État-major prussien, VII, 915; Vow Hahnre, loc. cit., 137.

(3) Coi-respondance militaire du maréchal de Moltke, I, n° 196.

(4) Vo> Hahnke, loc. cit., 137.

(5) Historique du grand État-major prussien, VII, 923.

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