1881
J’ai ressenti une grande satisfaction h. la lecture des très intéressantes séries de Lettres de M. Mc Dowall publiées dans votre journal, que, par suite d’une longue absence de chez moi, étant en voyage, je viens seulement de terminer. Je dois naturellement reconnaître que j’ai dû appliquer toutes les forces d’une sérieuse tension d’esprit pour suivre votre correspondant à travers le labyrinthe des deux sciences, physique et spirituelle, qu’il a été conduit par son sujet à explorer ; mais, j’ai la certitude d’avoir réussi à le faire, car sans cela je n’aurais pas pu retirer de jouissance de l’exercice mental que ses lettres m’ont imposé. Il m’a conduite par une route
sur laquelle je n’avais point encore voyagé, et où je n’aurais pas pu marcher seule ; il m’a aidée à voir en chemin quelques glorieuses perspectives, et à acquérir une notion plus claire et mieux définie des merveilles qui nous environnent de toutes parts ; ainsi, j’ai compris comment nous vivons et nous nous mouvons dans l’espace, et comment nous avons notre être ; quoique, ainsi que vous le faites très justement remarquer dans votre journal, M. Mc Dowall ait terminé ses Lettres, sans avoir trouvé place pour la « quatrième dimension ». Assurément, comme vous le dites, le professeur Zôllner n’a point dû être médiocrement amusé, de ce que sa fameuse formule philosophique ait été considérée comme une description littérale de ce qui en même temps est tenu pour incompréhensible.
Il me semble que le mot « dimension », par rapport à l’Espace, est encore plus embarrassant qu’il ne l’est, en ce qui concerne la matière plus tangible ; à moins qu’il n’ait été choisi, comme c est évidemment le cas, comme un moyen de fixer 1 attention, pendant qu’il aiderait le Temps à élucider, si possible, une perception indéfinie dans l’esprit du professeur, d’une existence, dans le monde de l’être, bien au-dessus et au delà de la
portée actuelle, ou même de la compréliension de la science de l’humanité aux trois dimensions. Peut-être cependant, ne devrai-je pas dire compréhension, puisque, si je m’en rapporte à l’ouvrage du professeur Zôllner sur la Physique Transcendante, je vois qu’il trouve la trace de l’hypothèse de la quatrième dimension de l’espace, dans les écrits de quelques-uns des plus éminents philosophes et mathématiciens, parmi lesquels, je trouve que le premier et le plus remarquable est Kant.
ÎSle devrions-nous pas, en notre qualité de Spiritualistes, nous féliciter de ce que cette perception commence enfin à être avouée ouvertement par les professeurs des sciences, parce que nous pouvons maintenant espérer qu’ils ne se contenteront pas de pures hypothèses, et que la difficulté môme de trouver la solution du mystère les portera à essayer de la chercher avec intérêt et enthousiasme.
L’appel a été entendu, et déjà l’étrange formule lancée a été relevée et soupesée en silence par quelques-uns, mais elle a aussi inspiré les très intéressantes Lettres de votre éminent correspondant sur la « Science Spiritualiste », qui offre ce qui, à moi du moins, paraît être la solution la plus satisfaisante du mystère — la Vitesse, qui, par la raison qu’elle est attribuée aux corps, comme
formés de l’Espace (car il prouve que la substance est l’Espace différencié par le mouvement), semble le meilleur moyen de résoudre l’hypothèse ; après tout, la question n’est point, en effet, tant de trouver la « quatrième dimension » de l’Espace, que la quatrième capacité de dimension existant chez ces habitants de l’espace, qui ne sont plus assujettis aux limites des trois dimensions, dont est doué le monde matériel, par suite de son état de développement incomplet
M. Mc Dowall démontre d'une façon satisfaisante que « donner la longueur, la largeur et la profondeur, comme les dimensions d’un corps, par exemple, du soleil ou de la terre, c’est ne rien exprimer, à moins que l’on ne donne en même temps sa vitesse, car chaque substance est l’équivalent exact du mouvement qui l’a produite, ou, en d’autres termes, la substance est l’espace différencié par le mouvement; ainsi la terre, c’est l’espace condensé par son énorme vitesse ». Il poursuit, et affirme que : « La loi qui régit la contraction et l’expansion, est la suivante ; Le pouvoir de contraction d’un corps varie en raison directe de sa vitesse, et sa puissance d’expansion varie en raison inverse de sa vitesse » ; ce qui veut dire que, quelque petit que puisse être un corps, lorsque sa vitesse
est complètement arrêtée, il ne fait qu’un avec l’es, pace, et se trouve présent partout. Et il ajoute ; « J’espère avoir rendu la chose claire, car sans l’intelligence des effets du mouvement sur la substance, la vie spirituelle restera un mystère ; substituez, en effet, le mot esprit à celui d’espace, et vous aurez une idée de cette vérité, que la Matière et l’Esprit sont une seule et même chose ; la matière est la vibration de l’Esprit, » Nous savons tous que rien ne peut se mouvoir avec plus de vitesse qu’un Esprit ; pourquoi donc ne se transforme-t-il pas alors en quelque substance plus dure que le granit? M. Me Dowall répond h cette question si claire, de la manière suivante : « La vérité est qu’un Esprit, lorsqu’il voyage, ne bouge pas. Ceci a toutes les apparences d’un paradoxe, mais je vais le faire comprendre. Si vous posez une traînée de poudre bien unie et bien égale, et si vous mettez une étincelle de feu à l’extrémité, vous verrez la flamme se propager rapidement sur toute la ligne ; et si la traînée a été bien uniformément faite, la poudre étant d’une qualité uniforme, vous remarquerez que la flamme a le même aspect sur tous les points de la ligne. Or, comme la flamme initiale est morte au point même où elle a pris naissance, ainsi la flamme se meurt et renaît à
chaque point, sur toute l’étendue de la ligne. Supposons que la poudre représente Dieu, la flamme l’esprit, et l’atmosphère la substance spirituelle environnante, et nous avons une belle image du mode de mouvement d’un esprit. D’après cela, vous verrez que la vie ou le mouvement de l’esprit ne diffère de la nôtre que d’un degré. Dans nos mouvements, nous consumons la substance de notre corps ; l’esprit fait de même, à la seule différence, qu’il nous faut de quatre à douze mois pour renouveler notre corps, tandis qu’un esprit en voyageant, par exemple, du soleil à la terre, renouvellera la substance de son corps dix millions de fois par seconde, et il mettra 270 secondes pour accomplir le trajet. Toutes les fois qu’un esprit se meut, la substance de ce corps spirituel est réduite d’un degré, par suite de ce mouvement ; elle est alors immédiatement repoussée par la substance supérieure de la volonté, qui descend d’un degré plus bas, pour prendre sa place ; sa place à son tour étant occupée par la substance immédiatement supérieure, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on arrive à la source de toute énergie, le pur esprit. » Nous voyons d’après cela que l’existence est une création perpétuelle, qui devient de plus en plus intense, à tnesure que nous approchons de la Source Divine.
Gela me rappelle une communication très remarquable faite par madame F. O. Hyzer, médium américain renommé, dans laquelle les esprits, par son intermédiaire disaient : « Chaque chose rejette sa représentation organique, et laisse alors voir ce qui vient après intérieurement; c’est ainsi que ce qui est intelligence aujourd’hui, devient matière demain, et que ce qui était esprit devient intelligence pour combler la lacune, et dès lors ce que nous ne concevions pas du tout trouve occasion de se manifester et de se mouvoir au dehors, et c’est ce que nous appelons Esprit ; c’est ainsi que nous pouvons avancer et nous répandre au deliors sans jamais arriver au terme de notre progression; l’éternité est derrière aussi bien que devant nous, et nous sommes les images réelles et typiques du Père, du Fils et du Saint-Esprit, avec cette légère amélioration dans l’analyse classique, que lorsque nous disons Père nous entendons Mère, lorsque nous disons Fils, nous voulons dire Fille, et lorsque nous disons Saint-Esprit, c’est la Sainte Matière que cette expression indique. »
L’Esprit et le mouvement ont une corrélation certaine, et dans un sens, ce sont deux idées identiques, car l’esprit produit l’action ou mouvement, et il constitue la réalité intime de l’Existence. La
spirale est le type de la progression spirituelle. Les intervalles des cercles consécutifs qu’elle forme sont nommés sphères, dans le langage spirituel, et la Grande Profondeur de laquelle la création est issue ou procède, le grand Océan général de l’Être dilTus et confluent, est 1 analogue de l’Être spirituel, ou, pour '.employer le terme théologique, du Saint-Esprit, qui sert de médiateur entre Dieu et l’homme.
Cette réalité intime de l’Existence est représentée par la ligne verticale ou perpendiculaire de notre symbole mystique, LA CROIX, tandis que la ligne horizontale représente!’ « Extension ». Ainsi l’Existence et l’Extension se confondent réellement ensemble; et de là surgit la conception d’un Cosmos dans cette divine Mère, que M. Mc Dowall a si magnifiquement décrite dans un des passages les plus éloquents que j’ai jamais lus.
Il serait intéressant de voir si les études et les réflexions futures du professeur Zôllner, l’amèneront aux mêmes conclusions que M. Mc Dowall ; mais en attendant, puisque ce dernier a si victorieusement démontré, dans un autre endroit, que 1 espace universel est ce que les anciens mystiques ont nommé le « second Principe » ou la divine Mère, inséparable du grand « premier Principe », et
complètement pénétrée par lui, notre Père qui est dans le Ciel, dans lequel nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes, et qui réside en nous comme nous résidons en lui, ne pourrions-nous demander aussi à ces philosophes et sages anciens, qui habitent si proche de Dieu que chacune de leurs pensées était consacrée à la doctrine ultramondaine, et paraissait être récompensée par les intuitions spirituelles les plus élevées, ne pourrions-nous pas leur demander s’ils ont jamais eu la conception d’une quatrième dimension de l’Espace?
Il n’est point douteux que les mêmes grandes pensées n’aient préoccupé leurs esprits, et ne les aient conduits aux mêmes conclusions inévitables. Mais leurs grandes découvertes dans le domaine de ce qui, pour la plupart des intelligences, demeure encore incompréhensible, les ont portés à déguiser leurs conclusions sous la forme de symboles, qui étaient des plus mystérieux pour les non-initiés, mais pleins de beauté et de la plus sublime éloquence pour ceux qui pouvaient en connaître le sens profond. Leurs secrètes doctrines concernant les grands mystères de la création et les destinées divines de notre propre mystérieux être, et son but, n étaient enseignées qu’à travers le voile des
cérémonies les plus imposantes et môme terribles de rinitiation, aux courageux néophytes, dont un petit nombre vivait assez longtemps pour devenir adeptes. Mais nous, qui vivons si heureusement dans un temps de propagation des connaissances, nous pouvons librement étudier les souvenirs qu’ils ont laissés de leur science accumulée, caries livres de ces sages, jadis scellés, sont maintenant ouverts à tous les lecteurs, grâce aux progrès de l’imprimerie, et se trouvent mis à la portée de tous ceux qui, en ayant le désir, ont aussi la patience de dégager les puissants secrets des voiles de l’allégorie et du mystère, qui les enveloppent même aujourd’hui, sous forme de diagrammes et de symboles si beaux, que, bien considérés, ils ont pour l’esprit intuitif une significatidh bien plus profonde que n’en peut avoir n’importe quelle expression verbale. 11 y a, en effet, des pensées et des perceptions de l’âme, qui ne peuvent point être traduites par le langage, et qu’on nepeutcommuniquer à une autre intelligence qu’avec la plus grande discrétion, de peur de les voir mal comprises et peut-être perververties, non seulement par les simples d’esprit et les illettrés, mais encore par les lettrés ignorants. C’est pour cela que nous ferions peut-être bien d’avoir présenls à l’esprit, même sur ce sujet particu-
lier, leurs sages conseils, et les symboles si beaux et si expressifs qu’ils nous ont transmis, lesquels, bien envisagés, nous devons concevoir comme gravés, imprimés dans l’univers, parce que, de quelque côté que nous les examinions, fût-ce même en les considérant comme le Soleil Spirituel luimême, nous, en tant que manifestations de ce Soleil Spirituel, nous devons toujours nous tenir au centre, et représenter une ligne perpendiculaire, tandis qu’au-dessus et au-dessous, à droite et à gauche, l’espace qui nous entoure est infini et éternel, mais toujours divisé pour nous géométriquement en quatre dimensions, par le divin symbole que nous représentons et formons, savoir: une ligne perpendiculaire séparée en deux dimensions par l’intersection d’une ligne horizontale, laquelle, de son côté, est partagée en deux dimensions par l’intersection de la ligne verticale. Et ces quatre dimensions de l’espace ainsi obtenues, (quoique bien éloignées naturellement de ce qu’entendent par le même terme les savants investigateurs d’aujourd’hui qui l’emploient), sont infinies et éternelles ; car elles n’ont point de limites, pas plus qu’il n’y a de limites aux hauteurs infinies du ciel de la gloire divine, ou aux profondeurs de l’éternité qui est en nous ; tandis que d’autre part la
largeur et l’épaisseur sont véritablement infinies comme sa Puissance et son Amour.
Je ne crains point de m’être trop avancée, même si, comme les Voyants de l’antiquité j’avais révélé les secrets de Dieu et les mystères de la création manifestés dans le symbole, qui est bien réellement inscrit dans l’Univers, et connu en alcbimie sous les dénominations de sel, mercure, soufre et azote; dans le langage sacré sous celles de l’homme, l’aigle, le lion et le taureau ; et dans la langue moderne sous celles du feu, de l’air, de la terre et de l’eau. Mais le vrai Cabaliste sait que l’eau dans ce cas-là. n’est point l’eau ordinaire, ni le feu simplement le feu, et que ces expressions cachent un sens bien plus élevé et tout intime.
D’ailleurs ces quatre formes élémentaires correspondent aux quatre idées contenues dans l’espace : — l’Esprit, la Matière, le Mouvement (ou Vitesse) et le Repos, ou aux deux principes positifs et aux deux principes négatifs, électriques et magnétiques ; de même que les quatre points cardinaux de notre symbole mystique représentant l’Est et l’Ouest, ou l’affirmation et la négation de la lumière, et le Nord et le Sud ou l’affirmation et la négation de la chaleur. Les quatre éléments des anciens sont les quatre forces polaires de l’Aimant
universel représenté par une Croix; cette Croix tournant indéfiniment sur son axe, résout l’énigme de la quadrature du cercle. C’est dans la proportion exacte de ces quatre forces élémentaires, que se trouvera la médecine universelle du corps, de même que celle de l’âme nous est présentée par la Religion, dans celui qui s’offre éternellement sur la Croix pour le Salut du monde.
Peut-être, avec mon symbole inspirateur, ai-je été plus avant dans les mystères les plus profonds que M. Mc Dowall n’a jugé convenable de l’essayer, mais j’ai une ferme conviction que nous vivons dans le temps de la propagation des connaissances, et que nous approchons aussi de la fin de cette grande année 1881, dont on avait conçu de si belles espérances, et qui, à mon sens, a si grandement et si clairement soutenu sa réputation, en accomplissant les desseins de la Providence. Il reste encore six semaines avant sa clôture, 'et mon esprit prophétique m’assure que sa Révélation la plus divine et la plus grande est encore à venir. A mesure que la Noël approche, je guette par conséquent, anxieuse, la période orthodoxe de l’Avent du divin Soleil-Dieu, dans l’attente d’une manifestation nouvelle de la Lumière Céleste, qui, si elle n’était point la naissance du Fils de Dieu, seul et unique, mais
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celle de plusieurs üls, pourrait au moins nous aider à les reconnaître lorsqu’ils apparaîtront, et à indiquer la route aux fils de l’homme, afin de les rendre aptes à participer à la « première Résurrection, celle sur laquelle la seconde mort n’a point de pouvoir», car ils doivent devenir des fils de Dieu. Et puisque nous avons appris maintenant à connaître notre divine Mère, comme le second Principe, dans lequel, ainsi que l’a si magnifiquement démontré M. Mc Dowall, nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes, et que nous savons également que la promesse du second avènement se rapporte à un principe féminin, décrite comme la Nouvelle Jérusalem d’en haut, descendant du ciel, ainsi qu’une fiancée, parée pour aller rejoindre son époux, je puis assurément dire qu’avant l’expiration de la moitié du temps marqué par le toisé de la galerie de la grande Pyramide, comme devant être 1881-82, ce qui peut vouloir dire les deux premiers mois de l’année prochaine, j’attends une manifestation des fils et des filles de Dieu, chez qui la nouvelle vie a déjà commencé, ou en d’autres termes, ehezlesquels le Verbe divin s’est déjà fait chair. Il est possible et même probable que ce sera une manifestation très silencieuse et modeste de l’Humanité Divine, car nous ne devons point perdre de
vue que « le Royaume du Ciel ne vient pas de façon à attirer l’attention, et nous ne pouvons pas dire ; le voici ou le voilà, car le Royaume du Ciel est, sera au-dedans de nous». Mais comme tous sont appelés, chacun sera bientôt à même d’apprécier pour lui ou elle-même, s’il est du petit nombre de ceux qui seront élus; car le témoignage de la vérité est en nous-mêmes ; et ceux qui sont prêts à entrer dans la joie de leur Seigneur, ou dans le Saint des Saints symbolisé par l’Arche dans le Tabernacle, ou dans la Chambre du Roi également symbolique de la grande Pyramide, « ce Pilier du Témoignage au Seigneur sur les limites de la terre d’Égypte » (Isaïe, xix), pourront répondre chacun de son côté lorsqu’ils seront appelés! Pareils, en effet, aux Vierges sages, leurs lampes seront pleines d’huile, bien garnies et allumées, et ils reconnaîtront l’époux lorsqu’il apparaîtra, « car celle qui reçoit l’époux est l’épouse, et celui qui reçoit l’épouse est l’époux».
Je viens de parler du « Pilier du Témoignage au Seigneur sur les confins de la terre d’Égypte ». N’y a-t-il point placé pour toujours au pied de la grande Pyramide, un autre monument encore de témoignage des desseins divins du Seigneur dans son développement systématique de l’Humanité,
depuis le 666 de la Bête jusqu’au nombre 666 de l’Homme? Les formes du sphinx, maintenant à moitié enterré dans les sables, étaient une représentation hiéroglyphique, par analogie, des quatre « dimensions » de l’Espace, ou plutôt devrai-je dire, des quatre propriétés de l’agent universel, la Lumière Astrale. Ces qqatre propriétés, dirigées par la volonté de l’homme, peuvent modifier toutes les forces de la nature, et produire la vie ou la mort, suivant l’impulsion donnée, car en vérité les secrets de la science sont ceux de la vie, et les forces naturelles nous anéantiraient corporellement, si elles ne nous aidaient point à nous rendre maîtres du monde.
Ce que les anciens nommaient les quatre éléments n’étaient point simplement pour eux des dimensions, mais bien les quatre formes élémentaires de la SEULE et unique substance et ces quatre formes étaient représentées par le Sphinx, savoir : l’Air par les ailes; l’Eau par les mamelles de femme ; la Terre par le corps de taureau ; et le Feu par lesgritfes de lion. La substance une, mais quadruple dans sa forme d’existence.
L’Homme sur la Terre est aussi quadruple dans sa constitution : l’Esprit (Air), l’Ame (Eau), le Corps
(Terre), et le Corps astral (Feu), ou pour l’exprimer sous une autre forme.