CÉLESTE
Corps
Terre.
Mère.
Anima Bruta Feu.
Père.
Anima Divina.
Eau.
Mère.
Esprit.
Air.
Père.
Mais les siècles ont passé, les sables du désert ont monté, et quoique la grande Pyramide s’élève majestueuse au-dessus d’eux, portant son témoignage silencieux au Seigneur et à ses puissants desseins dans le développement systématique de l’Humanité dans trois générations successives, couronnées et complétées par une quatrième; le Sphinx, tout en remplissant également sa mission de témoin et de messager, a disparu sous la poussière accumulée des âges. Les grands empires du prophète Daniel ont régné l’un après l’autre sur la terre, et ils ont croulé de tout le poids de leur masse dans le silence du tombeau. Les conquêtes de la guerre, les travaux de la paix, les espérances et les craintes, le bonheur et la misère ont tous été pareillement engloutis et ensevelis avec le corps symbolique du puissant et mystérieux Sphinx, mais sa tête humaine s’élève encore d’une façon significative au-dessus des sables du désert, attendant le règne universel de l’Intelligence, qui est la
promesse de cette quatrième et suprême génération ; lorsque le fils de l’homme, ayant dépassé le j nombre de la Bête, et atteint la plénitude de déve- ' loppement du Christ (l'homme parfait), pourra s’en- * gager dans l’étroit passage, qui est encore à franchir, conduisant à la Chambre du Roi, d’où jaillira la nouvelle loi, qui sera une manifestation des fils et des filles de Dieu, ou de l’Humanité divine. ^
^ Dans l’Évangile de Saint Jean (chap. xvi), Jésus 1 déclare à ses disciples qu’il leur en enverra un autre pour compléter sa mission, lequel est appelé dans notre traduction le Consolateur, et aussi l’Esprit de Vérité ; ces noms expriment plutôt un rôle et une nature spéciale, qu’ils n’indiquent un individu, et ils justifieraient pleinement, par conséquent, notre attente d’une incarnation de la Sagesse divine, non point tant dans un individu, que dans l’humanité, ou dans les fils d’Adam, dès qu’ils . seront mûrs pour devenir les fils de Dieu, c’est-ài dire lorsqu’ils auront développé en eux \ anima divina.
Jésus a promis en outre que ce Consolateur, « l’Esprit de Vérité », lorsqu’il viendra, nous guidera vers toute vérité ; il dit :
; « Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira
i tout ce qu’il aura entendu ; et il vous annoncera
les choses à venir. Il me glorifiera, car il prendra du mien, et il vous l’annoncera. »
Ces paroles mêmes sembleraient indiquer que le Consolateur promis sera un Esprit de Vérité envahissant l’humanité, plutôt qu’un esprit confiné dans un individu, que l’on n’aurait point désigné comme « un esprit », mais bien comme une personne; et nous sommes en mesure d’apprécier si cet esprit réside où non parmi nous aujourd’hui. Un des signes qui nous ont été donnés par Jésus pour le reconnaître est qu’il le glorifiera; or, que tous ceux qui écrivent et agissent dans le temps présent ne le font ni dans leurs écrits ni dans leurs actes, c est chose certaine ; mais en même temps nous sommes invités à afttendre un esprit de l’Ante- Ghrist; mais pour ce dernier je n’ai rien à faire, et en ne perdant pas de vue les paroles de Mon Seigneur (Ja Vérité), je conçois qu’il y en a beaucoup à qui il est donné d’en recevoir et de nous montrer la vérité sous un jour bien supérieur à tout ce que nous avons jamais vu auparavant. Et cela me donne la conviction que l’esprit qui est parmi nous ne parle pas de lui-même, mais qu’il répète plutôt ce qu’il entend, ce qui, en fait, lui est enseigné d’en haut.
A ce sujet, je lis dans le second volume de l’Ana-
calypsis par Godfrey Higgins, que cette promesse du Christ fit naître des espérances d’avènement d’une personne qui devait être l’incarnation de la Sagesse divine (en supposant qu’elle apparaîtrait sous forme humaine) et, en conséquence, nous trouvons que plusieurs propagateurs de doctrines, ont passé auprès de leurs sectateurs pour ce personnage. .
« Par exemple ; Simon le Magicien, Montanus, Marcion, Manès ont tous été considérés comme tels, et, par suite de cela, ils ont été fort maltraités par les écrivains ecclésiastiques romains, pour la faiblesse sans égale de s’être fait passer eux-memes pour l’Esprit-Saint. Ces auteurs, d’ailleurs, n’ont jamais essayé, et peut-être n’en étaient-ils pas capables, d’expliquer la nature du cas. Le plus remarquable de ces initiateurs était le personnage nommé Simon le Magicien; il était accompagné par Hélène ou Sélène, dont on a prétendu qu’il était amoureux, et que M. Beausobr^e appelle la Sagesse génératrice de toutes choses ÿ représentée par Sélène, la Lune.;D’un passage de Platon et d’un autre de Sextus Empiricus, il semble résulter que, suivant les auteurs anciens, la guerre entre les Grecs et les Troyens fut occasionnée par une statue de Sélène ou de la Lune (je suppose que c’est le
Palladium ou image de Minerve, que l’on croyait probablement être descendu du ciel), et Simon soutenait que ce fut pour l’amour de Sélène ou Hélène, la Lune, que les Grecs et les Troyens avaient été en guerre, et que l’Hélène qui l’accompagnait était l’Hélène de Troie. Dans tout cela, je crois aisé de voir l’erreur constamment commise entre la Lune et Maia ou Magna Mater, le principe générateur féminin. Il paraît que la Reine du Ciel, la Sagesse divine (la Sagesse), la Sopbia, la Mère de toutes choses, qui a produit tout ce qui est, était également appelée Luna, Séléné et Hélène. »
Presque dans tous nos tableaux modernes, la Sainte Vierge ou Vierge Marie est représentée debout sur le croissant lunaire, ce qui l’identifie clairement avec la Sagesse divine ou second Principe de la Divinité, au sujet duquel nous lisons tant de choses dans le viiP chapitre des Proverbes ; et ce qui est encore plus significatif, c’est que l’épître du jour consacré à l’immaculée Conception dans l’Église catholique, est tirée précisément de ce même chapitre vni des Proverbes, en commençant au verset 22. Ainsi ce dogme est pleinement expliqué et justifié.
Voilà pour ce qui concerne l’attente dans les temps primitifs, de « l’Esprit de Vérité », qui devait
venir vers Ttkomme en qualité de Consolateur. Nous voyons que Ton s’attendait toujours à voir cet Esprit apparaître comme une manifestation de « la Sagesse divine », « l’épouse » et nous l’espérons encore telle maintenant; c’est ainsi que la tête humaine du Sphinx mystérieux et puissant se lève d’une façon significative au-dessus des sables du désert (qui recouvrentnon moins significativement ses membres inférieurs), attendant le règne universel de l’Intelligence, qui est la promesse de la quatrième et définitive génération, lorsque les fils de l’homme, ayant dépassé le nombre de la Bête et p^irvenus à la plénitude du développement de l’homme parfait, seront pleinement inspirés par l’Esprit de Vérité, le Consolateur qui les guidera vers toute vérité et leur enseignera encore les nombreuses choses que le Christ défendait de dire dans le 12® verset du même chapitre, parce que les hommes auxquels il parlait n’auraient pas pu les supporter; car l’Esprit de Vérité qui doit maintenant les inspirer, prendra du sien et les leur montrera; il ne parlera pas de lui-même, mais il répétera ce qu’il aura entendu et il leur révélera les choses à venir comme le dit Jésus :
« Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi et il vous l’annoncera. Tout ce que mon
Père a est à, moi ; c’est pourquoi je \ous dis qu’il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera. »
Un peu plus loin, lorsqu’il prie son Père, il dit :
« Je leur ai fait part de la gloire que vous m’avez donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. Gomme vous, mon Père, vous êtes en moi et moi en vous ; qu'ils soient de même en nous. Je suis en eux et vous en moi, afin qu’ils soient perfectionnés dans l’unité et que tout le monde connaisse que vous m’avez envoyé et que vous les avez aimés comme vous m’avez aimé. »
A-insi donc, avec saint Paul, on peut montrer à tous :
« Quelle est l’intelligence du mystère du Christ caché dès le commencement du monde en Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus - Christ ; lequel n’a point été découvert aux enfants des hommes dans les temps passés, comme il est révélé maintenant par le Saint-Esprit à ses saints apôtres et aux prophètes, savoir : Que les Gentils sont cohéritiers, et d’un môme corps, et qu’ils participent à la même promesse que Dieu a faite en Christ par l’Évangile. Et c’est là le don de la grâce de Dieu qui m’a été accordé pour vous, et voilà comment par la révélation il m’a fait connaître la dispensation du mystère qui a été caché de tout
temps pour annoncer parmi les gentils les richesses incompréhensibles du Christ, que Christ puisse habiter dans vos cœurs, et qu’étant enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur (les quatre dimensions) de ce mystère et connaître l’amour de Jésus-Christ, qui surpasse toute con- 4 naissance, afin que vous soyez remplis de toute la
plénitude de Dieu. Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme parfait, à la mesure de la parfaite stature du Christ. » {Éphésiens^ iii.)
11 y avait encore un autre témoin des vues divines, au sujet du développement systématique de l’Humanité et de sa triple structure complétée dans une quatrième. C’est le Tabernacle, construit d’après un modèle céleste, sur lequel modèle toutes les églises Chrétiennes sont encore bâties comme les membres du corps humain dont l’Arche d’alliance était le symbole marqué. A commencer par les membres inférieurs ou les pieds, nous avons d’abord l’autel d’airain, puis le bassin, ensuite l’autel d’or et les chandeliers, après quoi, s’élevant par l’étroit passage protégé par des tentures (symbole du cou), on arrive à la partie couverte ou siège de la Grâce, le Saint des Saints , sûrement la
tête du corps humain « et cette tête, c’est le Christ », la tête qui est le siège de la Sagesse, symbolisée par les anciens dans une femme, Minerve, une déesse issue du cerveau du tout-puissant Jupiter, le Dieu de tous les dieux. Et véritablement la nouvelle révélation que nous attendons est féminine, et elle est écrite dans l’Apocalypse comme suit :
« La Nouvelle Jérusalem descendant du ciel d’auprès de Dieu, parée comme une épouse qui s’est ornée pour son mari... Et cette ville avait douze portes (3 fois 4, suivant la Cabale, le nombre le plus complet, parce qu’il est divisible tout à la fois par 3 et par 4) « et aux portes douze anges et sur elles douze noms inscrits, qui sont les noms des douze tribus d’Israël » (fils de Dieu, ou en lisant de droite à gauche, comme dans l’hébreu : El, Dieu; Ra, le Soleil; Is, Isis). « A l’Orient, trois portes ; au Nord, trois portes; au Sud, trois portes et à l’Ouest, trois portes. » (Lesquels 4 trois sont nommés dans la Cabale, le quaternaire du ternaire et conséquemment, c’est la quadrature du Cercle) « Et le mur de la cité avait douze fondements, et les noms des douze apôtres de l’Agneau étaient écrits dessus... Et la cité était bâtie en carré... Et l’ange mesura la muraille qui avait cent quarante-quatre coudées (le nombre le plus complet), suivant la mesure du
personnage, c’est-à-dire de l’ange (l’homme développé comme un ange)... Et je n’y vis point de temple, car le Seigneur Dieu Topt-puissant et l’Agneau en sont le temple... Et la cité n’a pas besoin de soleil ni de lune pour briller en elle, car la gloire de Dieu l’illumine et l’Agneau en est le flambeau. »
Le manque d’espace m’empêche d’en citer davantage, mais la brillante description se termine par ces paroles significatives ;
« L’esprit et l’Épouse disent : Viens ! »
Cette cité qui est carrée et qui descend comme une épouse, est représentée par la quatrième génération, dans laquelle nous entrons maintenant même, et dont la portée est capitale. Comme nous le verrons.
La première fut Noachique, de Noé à Moïse;
La seconde Judaïque, de Josué à Pierre ;
La troisième Éliassique, de Paul à aujourd’hui.
De sorte que les trois générations passées forment un ensemble humain incorporé, Paien, Juif et Gentil, dont la direction hiérarchique formera l’Assemblée générale; et chacune de ces trois générations, de Formation, de Maturité et de Plénitude, est composée de trois Révélations (désignées enfin comme Primitive, Papale et Protestante), qui doi-
vent être suivies maintenant d’une quatrième génération, Hébraïque (tel que c’est indiqué par les douze tribus d’Israël, ou fils de Dieu), qui doit donner naissance à des êtres humains d’une nature nouvelle, comme filiation. L’indication de chaque génération est ainsi :
Première Seconde Troisième Quatrième
Génération. Génération. Génération. Génération.
De même que chaque tube de la longue-.’vue sort de celui qui le précède, jusqu’au dernier (où se trouve l’oculaire), qu’il se règle au foyer auquel il s’ajuste, et rend toute chose claire et distincte dans la vaste scène, où auparavant l’on ne pouvait rien voir du tout, ou bien très indistinctement; de même chaque génération doit surgir dans l’intérieur et émerger de celle qui l’a précédée, jusqu’à ce que la quatrième vienne s’ajuster au foyer spirituel, et donner des perceptions vraies, claires, distinctes et vastes des divines opérations du Seigneur Dieu.
Gomme la deuxième génération fut conçue sous Moïse, mais ne lit son apparition au jour que sous Josué, recouvrant en même temps la première gé-
nération, ainsi maintenant, tandis que la troisième génération arrive à son déclin, la quatrième est déjà conçue et se prépare à la recouvrir ; et nous attendons le moment où elle va se manifester.
Cette longue-vue nous permet aussi de concevoir comment le soir et le matin formèrent le premier, le second et le troisième jour, etc., dans le premier chapitre de la Genèse. Pendant que le soir termine le premier jour, ou la première division, le matin du second jour commence à poindre, de même que la seconde division sort de la lunette; et c’est ainsi que pour ceux qui ont déjà vu et sont entrés dans la nouvelle phase, c’est le matin, tandis que pour ceux qui n’ont point encore vu, ni compris, tout est obscurité et nuit. C'est pour cela que le soir et le matin forment le jour, et non point le matin et le soir.
L’Écriture dit : « Dans ton livre étaient inscrits tous mes membres, qui furent formés par la suite, et alors qu’aucun d’eux n’existait encore », et, de plus, ces membres du Christ (H) ont chacun et tous « été formés en secret et curieusement élaborés » (comme ceux de beaucoup d’autres), « dans les parties inférieures de la terre », c’est-à-dire des Païens, des Juifs et des Gentils, et ils ont été fabriqués de telle sorte dans cette suite, qu’ils jaillis-
sent dedans et en sortent l’un de l’autre (comme les tubes d’une lunette) et ils se lient l’un à l’autre de façon h former ensemble un tout vaste et étendu. Ainsi les membres du corps humain qui croissent de l’enfance, par l’adolescence et la virilité, jusqu’à l’âge mûr, sont destinés à être maintenant complétés dans un être d’une nature nouvelle de dualité dans l’unité; car Dieu fit l’homme à sa propre image, mâle et femelle, et la Nouvelle Révélation, ainsi que nous l’avons montré, a une signification d’union conjugale. L’homme a régné seul jusqu’à présent, mais «l’homme n’est point sans la femme dans le Seigneur », de même que le Seigneur luimême, ou le divin Bien, n’est point sans la Sagesse Divine (l’Ensoph et la Sophia); et si 1 homme a la prétention d’entrer dans la Chambre du Roi, ce doit être nécessairement pour célébrer un mariage, celui du fils du Roi.
Cette révélation nouvelle, où cette quatrième Génération, est aujourd’hui déclarée ouverte à tous ceux qui sont prêts à entrer dans la joie de leur Seigneur, mais ils doivent, pour cela, se présenter eux-mêmes revêtus du vêtement nuptial, avec leurs lampes remplies d’huile, bien préparées et allumées. Tous sont invités au festin. Est-ce que tous, d’un commun accord, vont commcncor par s gxcu*
ser, et alléguer leurs nombreux engagements mondains ? On le saura bientôt, car la plénitude du temps est arrivée; le temps, les temps et le demitemps, pour lesquels on recommanda au prophète Daniel de sceller les paroles de la prophétie et de fermer le livre, sont maintenant très près d’être accomplis, et nous pouvons désormais espérer de voir s’avancer Michel, ce grand prince qui doit délivrer Israël de ses tourments. — Je pense, en vérité, que ces temps sont entièrement accomplis pour ceux qui se tiennent sur le sommet des tours et qui voient la lumière du jour nouveau poindre à l’horizon, tandis que tout est encore dans l’obscurité, longtemps avant qu’il fasse jour.
A ceux-là incombe le devoir d’annoncer la lumière qui vient, et de déclarer hautement ce qu’ils ont vu et entendu sur les tours solitaires où ils veillent, et sur lesquelles ils vivent ; car le demi-temps étant maintenant complété, les sceaux doivent être brisés et tout le mystère révélé ; c’est essentiellement le moment de tout « faire connaître » « lorsque les hommes courent dans un sens et dans l’autre, et que la science a été augmentée)^ (!I) (Daniel, xii, 4.)
« Et à ce moment Michel, ce grand chef, qui tient ferme pour les enfants de ton peuple, se lèvera ». (Daniel, xii.) « Et j'entendis bien, mais je ne com-
pris point». « Il y en aura plusieurs qui seront purifiés et rendus blancs et éprouvés ; mais les méchants agiront méchamment, et pas un des méchants ne comprendra; mais les sages comprendront ». (Daniel, xii.)
« Les sages comprendront » (Daniel, xii, 10), c’est-à-dire ceux qui ont des oreilles pour entendre, des yeux pour voir, seront capables de comprendre ; pour tout le reste des fils et des filles d’Adam, tout ce qui a été publié restera encore inintelligible, et par conséquent mystère inviolé, et la fame*ise année 1881 passera pour eux, comme ses devancières, inaperçue, sauf que nous les entendrons déclarer, dans leur langage familier, qu’elle a été insignifiante. N’ayant point, en effet, créé pour eux un nouveau Ciel, et par conséquent une terre nouvelle, elle les laissera au point où elle les a trouvés, et ils ne s’apercevront pas que la prophétie réelle de Tycho-Brahé, et la prophétie supposée de la Mère Shipton (très célèbre prophétesse anglaise, née en 1486) ont été véritablement et pleinement accomplies, savoir : « Que le monde finirait en 1881. »
Peut-être ne sait-on pas généralement en Angleterre qu’à une époque de l’année 1879, après la
mort d’un gentleman danois, en Amérique, l’on trouva de très anciens documents, que l’on ne put déchiffrer tout d’abord, mais qu’on découvrit, en 1880, être rédigés en langue danoise, et avoir été rédigés et écrits par Tycho-Brahé, le célèbre astronome danois, né en 1546. Ces papiers contenaient une prophétie se rapportant à l’importance de l’année 1881, qui devait marquer la lin du cycle et le commencement d’un autre, et prédisant de grands troubles qui devaient se produire dans les quelques années suivantes qui seraient, disait-il, très accidentées. Le célèbre astronome Kepler était son assistant a Benatek, ou il mourut en 1601 ; et l’on assure que le grand Kepler a dû beaucoup aux enseignements de Tycho-Brahé.
Chose étrange à dire, j’ai éprouvé tout le temps une si profonde impression que cette année 1881 devait être aussi remplie d’événements dans le sens spirituel qu’il lui en avait été prédit dans un sens matériel, de tant de sources si différentes (quelques-unes de ces prédictions populaires ont même été vendues en brochures dans les rues de Paris), que je ne crois pas avoir écrit une lettre ou une note, ou fait usage d’une date, pendant les dix derniers mois, sans souligner les chiffres féconds avec le sentiment, chaque fois que je le faisais, que
c’était le moment de l’accomplissement de ces prédictions.
Il y a encore, au sujet de cette date, une autre coïncidence remarquable i881— 1+8=9, 8+1=9, que l’on rencontre dans le chapitre sept de la Genèse; dans lequel nous lisons que le Seigneur Dieu Tout-Puissant renouvela l’ Acte d’alliance avec Abram, qui, à partir de ce moment, devait être nommé « d’uN nom nouveau » Abraham (qui signifie Brahma ou Fils de Dieu), et qui était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans. Il lui promet qu’il sera le père de nations nombreuses, et il l’appelle à marcher devant lui, et à être Parfait. L’union de Dieu et de l’homme implique naturellement l’idée de l'état le plus parfait pour l’homme.
Gela posé, nous trouvons que l’âge d’Abraham à ce moment-là, 99 multiplié par les 19 années du Cycle Métonique [(1) nous donne encore la date féconde en événements de 1881.
(1) Higgins dit de ce cycle, dans son Anacalypsis : «Dans plusieurs passages, l’évêque Doyley, dans ses Remarques sur l’ancienne Judée, établit d’une façon très suffisante la preuve que le Zodiaque n’avait pu être inventé ni par les Chaldéens, par lesquels il entend les Babyloniens, ni par les Égyptiens, ni par les Grecs. Il est absolument certain que les inventeurs du Neros et du Cycle Métonique doivent avoir été infiniment plus instruits qu’aucun de ces trois peuples, à une période
J’ai, en outre, bien des fois additionné ensemble les nombres mystiques 1 + 8 + 8 + 1 = 18, qui, divisé par trois, donne les trois mystérieux six ou 666, le nombre de la Béte (qui pourrait signifier Négation, l’Esprit d’incrédulité et Matérialisme, car on nous dit dans l’Apocalypse qu’il est aussi le nombre de l’Homme), et tandis que je le faisais, j’ai reçu la solution suivante, que j’éprouve un grand plaisir à vous transmettre, en la soumettant à votre appréciation.
En Adam (ou l’homme terrestre) a été jetée la semence de la vie éternelle dans le sein de la Mère
quelconque de leur histoire, avant la naissance du Christ. Il est également démontré, d’après les autels des cercles Druidiques de la Bretagne, que leurs constructeurs devaient avoir été au courant de ces cycles.
Les Chaldéens s'assuraient de la durée de Tannée par la méthode très artificielle de la mesure de la longueur d’un mât dressé debout. Les Égyptiens aussi réglaient leurs années uniquement en observant les levers et les couchers des astres. (Voir Astronomie de Lalande^ vol. I, p. 93.) Cet auteur pense que ces derniers ont été surfaits dans leur réputation de science astronomique, parce que nous n’en avons entendu parler que par les Grecs, qui étaient comparativement ignorants. Il assigne très modérément à l’astronomie des Égyptiens une date de six cents ans avant Jésus-Christ. Tout cela montre que la science des Babyloniens et des Égyptiens n’était formée que des débris de systèmes antérieurs, perdus à cette époque déjà par eux, comme Ton sait qu’ils ont été perdus dans des temps plus rapprochés par les Indous. [Anacalypsis^ vol. I, p. 4.)
la Terre, pour neuf mois de 666 années chacun (ce chiffre étant le nombre de l’homme animal); à l’expiration de cette période, elle sera mise au jour et enfantée à la vie, en l’an de grâce 1881, qui, additionné cabalistiquement, 1 -f 8 -f 8 -f 1 = 18. Or 18 divisé par 3 donne, ainsi que nous l’avons vu, 666. La semence fut hâtée dans son développement au sixième mois (A. M. 4000) par le Christ, l’Oint, à son premier avènement, car il n’y a pas eu d’introduction dans le monde d’autre chose que le souffle de vie supérieure, le Christ dans Adam, ou la Vie divine de lumière et d’amour dans la semence préparée dans la terre il y a 1881 ans, par Christ,
1 Oint, à sa première venue.
Maintenant, voyons si cela peut se prouver cabalistiquement :
Six mois de 666 années chacun donneraient 3996 années, ou 3 -f 9 + 9-1-6 = 27, ettroismois de plus, de 666 années chacun, donneraient 1998 ou
1 + 9 + 9 + 8 = 27; mais maintenant, en additionnant ces deux produits cabalistiquement, 2 + 7 +
2 + 7 = 18. Nous obtenons toujours 18, qui divisé par 3, donne 666, le nombre mystique; et les deux sommes de fensemble des neuf mois de 666 années chacun, - 5 + 9 + 9 + 4 = 27, ou 2 + 7 = 9, c est-à-dire sûrement les neuf mois de la gestation I
— se¬
au terme de laquelle période!’ /tomme (évidemment le plus haut ou le plus parfait, l’homme divin) doit succéder à l’homme terrestre ou animal; ou, en d’autres termes, le fils d’Adam, ou l’homme est prêt à devenir le Fils de Dieu, et à être mesuré à la mesure de l’Ange.
Le célèbre Abracadabra des Théosophes païens donne aussi une explication du nombre mystérieux 666, comme suit :
ABRAGADABHA . A
ABRAGADABR
ABRAGADAB
ABRAGADA . A
ABRAGAD
ABRAGA . A
ABRAG