‹ 1885-1945: les dates mémorables du Collège de Saint-BonifaceChapitre 4 sur 17 · CRE · texte numérisé non relu

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1885—Les Jésuites reçoivent Îa direction

‘du Collège. $ ’

Le 13 août.1885, Mgr Taché remet officiellement le Collège à la Compagnie de Jésus. Il y a 60 ans de cela. C’est ce 60ème anniversaire—jubilé\de diamant-—que le vieux collège « célèbre cette année. : : |

Pour relater cet événenxent, nous ne pouvons mieux faire que de reproduire le récit qu’en fait Dom Benoît (Mgr Taché, IT, 497). = ‘

Mgr Taché écrit de Québec .au Rme P. Fabïe le 26 juin: “Je dois vous ‘faire part d'une détermination à laquelle j'ai dû me décider. Je confie mon Collège de Saint-Boniface à la direction des Pères Jésuites. J'avais pendant bien des années nourri l'espoir d’en faire un établissement oblat. Il y a déjà vingt-cinq ans, je le confiais à un de nos Pères, espérant que le nombre des nôtres me permettrait de donner le dévelop-

. pement nécessaire à cette importante institution. Pendant

17 ans, j’ai espéré en vain. Jai prié, sollicité: je n’ai pu ob-

tenir d’Oblats, et en 1877,/j'ai été obligé de retirer le seul

Oblat qui y était, le P. Lavoie, pour l'employer dans notre

maison de Sainte-Marie, où je n’avais plus personne à mettre.

Depuis huit ans, des prêtres séculiers dirigent-:lé.Collège-de ’al pas un clergé assez nombreux

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pour pourvoir à tous ses besoins. C’est-pourquoi j'ai dû pen-

ser à appeler d’autres auxiliaires, et les Jésuites ont-accepté

mes propositions.”

« Ï1 avait successivement fait des démarches auprès de cinq ‘congrégations religieuses. Les Jésuites, pour lesquels il avait ses préférences, avaient, à plusieurs reprises, décliné ses avances, parce qu'ils manquaient,-disaient-ils, de sujets. Mais en 1884, à de nouvelles instances du prélat, ils avaient répondu qu'ils accepteraient la direction du Collège de Saint-Boniface, à une condition cependant, que la Congrégation des Oblats, à: laquelle appartenait Monseigneur. de Saïàt-Boniface, ‘ne

‘ ‘voudrait pas s’en charger. Les Pères Oblats avaient refusé

cette oeuvre nouvelle, disant qu’ils avaierit assez de leur Collège d'Ottawa. A la suite de ce refus, le supérieur de la Mis-

- sion du Canada, accompagné d’un autre Père de la même

Compagnie, s'était rendu à Saint-Boniface pour bien se rendre compte de l'état des choses, et, après de longues conférences avec l’Archevêque, lui avait promis que la Compagnie

- se chargeraïit du Collège l’année suivante.

Dès le 18 juin 1885, à la distribution des prix, le directeur du Collège, M. Azarie Dugas, avait annoncé qu’au mois d’août

© prochain, les Pères de! la Compagnie de Jésus prendraient possession de l'établissement. Le 26 juillet, le P. Lussier et.

les Frères Coadjuteurs Godet, Fortin et Lefebvre arrivèrent à Saint-Boniface, et furent reçus à la station par M. Azarie Dugas. Le 28, arrivent les Pères French et Blouin. (Note: le ‘Frère Blouin, Frère coadjuteur)

Mgr Taché se rend le même jour au Collège, remercie , cordialement l’ancien directeur et les anciens professeurs de

leur dévouement et remet les clefs de l'établissement au P. ‘ Lussier. Quelques jours après, le 9 août, le P. ory arrive avec la charge de recteur du Collège, qu’il devait exercer

plusieurs années avec beaucoup de distinction. Le 13 août,

- Mgr remet officiellement le Collège à la ComBagnie de J ésus.

Il exprime dans lés termes les) plus vifs Le‘bonheur qu’il a de

voir son cher Collège paë$er 4ux mains dè l’admirable Com-

pagnie de Jésus et les espérances qu’il en conçoit, et dit qu'il -peut entonner le cantique du vieillard Siméon recevant Jésus- . Christ: Nunc dimittis. ..

Le jour où Mer Taché remit le Collège à la Compagnie,

le P. Lory fut nommé recteur du Collège; le P. Drummond,

préfet des-études, et le P. Lussier, économe. Tous les trois

se trouvèrent, par le fait même, membres de la corporation; :

-les”autres mémbres étaient l’Archevêque, le P:-MacCarthy et 777777

M. G. Dugas. Mgr Taché, durant toute sa vie, demeura prési-

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dent de la corporation; il tenait à donner cette marque d’in- = térêt à cette institution si chère à son coeur. (p.499)

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