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1890, 2 juillet— Réunion du Congrès. National pour organiser nos forces catholiques et françaises contre la persécution scolaire. L'année 1890, en effet, est la date de l'abolition des écoles catholiques du Manitoba.
« Le Congrès se tient dans la grande salle du Collègé. Désormais le Collège deviendra le théâtre préféré des grandes manifestations nationales.
°*1890, 22 juillet —Ordination de MM. ‘Elie Rocan
et Alphonse Larivière. . |
Les deux premiers prêtres élevés au pays et ayant fait leurs études classiques au Collège de Saint-Boniface.: Cette ordination est l'aboutissement d’une longue suite d'efforts
des évêques Provencher et Taché pour former des prêtres.
1890—Le R. P. François-Xavier Renaud est nommé recteur.
- 1891;—Le-R. P. Henri Hudon est nommé recteur.
1894, 22 juin—Mort de Mgr Taché.
1894—Le R. P. Remy Chartier est nommé recteur du Collège de Saint-Boniface.
1895, 19 mars—Consécration de Mgr Langevin.
Le soir il y eut réception au Collège. Les élèves jouent
‘ la pièce: “Le Fils de Ganelon”. Le rôle principal est tenu par
Adrien Larivière. Mgr Langevin dit: “Ce Collège est la plus importante de nos institutions catholiques; c’est le boulevard, c’est la citadelle où l’enseignement le plus religieux et le plus relevé est donné, et aussi où les sciences sont le plus cultivées. ” (Le Manitoba, 3 avril 1895) .
1897— Visite de Mgr Merry Del Val.
L’illustre visiteur avait été envoyé au Canada par le Pape
Léon XIII pour enquêter au sujet. de la Question des Ecoles
du Manitoba.
Nous citons le journäl “Le Manitoba”, 16 juin 1897. ‘ Le Collège, notre première maison d'éducation dans ce
diocèse, ne pouvait rester en arrière dans cette explosion de
LES DATES MÉMORABLES DU COLLÈGE DE SAINT-BONIFACE 19 vénération pour. la personne du Représentant du Saint-Père. Disons que la séance offerte au Collège à Mgr le Délégué fut un bijou. Les membres du Cercle Langevin, à qui revient le mérite de cette séance, méritent nos plus sincères félicitations. Citons en premier lieu M. Joseph Bernier, le président du Cercle, pour un magnifique travail sur Garcia Moreno, et M. Buron, secrétaire du Cercle, pour sa belle adresse.
Son Excellence prononéa ces paroles: “Je serai heureux.
de lui parler (au Pape) de la dévotion et du zèle de votre ex-
. cellent Archevêque, du clergé et des religieux de cette province. Je lui ferai connaître votre esprit de sacrifice, votre.
grand désir de sauvegarder les principes catholiques, votre résolution de ne rien sacrifier de ce qui, à l’avenir, peut mettre ces principes en dehors de la possibilité même du danger. En attendant, restez calmes;.agissez prudemment sous la conduite de votre Archevêque.”
1898—Le R. P. Julien Paquin est nommé recteur,
1899—Le R: P. Hyacinthe Hudon est nommé recteur. 1899—Etablissement du cours classique bilingue. | Jusque-là le cours se faisait presque exclusivement en .. français, à l'exception du temps consacré à l’enseignement de l'anglais. A cette époque, le nombre des élèves de langue anglaise augmentant, et un. plus grand besoin de l’anglais se faisant sentir pour les élèves de langue française, un cours bilingue fut établi. Les explications se donnaient alternativement en français et en anglais. Les uns et les autres devaient comprendre et s'exprimer dans les deux langues. Ce système dura jusqu’en 1906. . To Le Palmarès de cette année, juin 1900, contient cette note intéressante: Le : ‘ Nous faisons’ remarquer que, L'an prochain, nous ajouterons une classe de plus à notre core classique, afin de nous accorder avec le cours universitaire, qui sera désormais allon-
, gé d’une année. Nous aurons aïnsi huit ans de cours classique, :
comme la plupart des collèges de la province de Québec. | | * * > *
Nous attirons l'attention sur le Cours Commercial qui a été réorganisé l’année dernière pour l'avantage des élèves qui
777 ne peuvent ou”ne désirent: pas suivre le’cours classique. Il'a donné pleine satisfaction. Ce cours, enseigné en anglais, a:
pour but de préparer les élèves aux opérations de banques, au : commerce, aux travaux des bureaux, à la tenue des livres,
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Fo .. “? . - 20 LES DATES MÉMORABLES DU COLLÈGE DE SAINT-BONIFACE
au service civil, à la profession d'instituteur et à P'agriqglture raisonnée.
‘ ‘Ajoütons (en 1945) que du cours commercial sont sortis “un grand nombre d'hommes d’ affaires distingués, qui ont four-
ni une brillante carrière et qu’on retrouve bien souvent dans les bonnes oeuvres.
Pour bien marquer l'estime que nous avons four nos” anciens élèves du cours de commerce, nous reproduisons cette partie de l’allocution de-Mgr Yelle au cours de laquelle il remit une décoration pontificale à l’un d’entre eux:
“Il m'était impossible de demander une décoration pour chacune des organisations méritantes que j'aurais voulu récompenser. . J'ai voulu les atteindre toutes en demandant la médaille “Bene Merenti” pour M. Henri Painchaud qui habite Saint-Boniface depuis 50 ans. Il fait partie et il s'occupe. activement de toutes nos organisations catholiques et de nos
oeuvres de piété. Très dévoué, doué d’un très bon esprit, très
charitable.
“Il m'est particulièrement agréable de remettre- à M. Painchaud cette décoration au nom du Saint-Père. ” (Les Cloches de Saint-Boniface, oct. 1939)
Dans la même occasion, M. Ulric Lambert, un. autre ancien du Collège, fut décoré de la médaille ‘ ‘Bene Merenti”.
Parmi les autres Anciens du Cours de Commerce.signalons Monsieur John Burns, Président de la Compagnie Burns Packing (salaison) à Calgary. ILse ‘distingue par le bon usage qu'il fait de sa fortune et sa générosité chrétienne.
On comprendra que je im'atrête à ces trois noms. Bien
. d’autres cependanf” mériteraient d’être mentionnés avec honneur.
Je citerai aussi les noms di quelques professeurs émérites: Le Père Larue, le Frère Kennedy, le Père John Mac- Donald, les Frères Maristes Boniface et Michel. Les Anciens se les rappellent avec admiration et affection.
Malheureusement, la difficulté du recruternent du personnel enseignant et surtout la. ‘pénurie d'élèves nous força . à- interrompre ce cours depuis quelques années.
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: 1900—Inaugurôtion du vingtième siècle. :
: Le.vingtième siècle.est inauguré au-Collège” par un Vi
table coup de théâtre . .. grec! Le 19 mars 1900, les élèves offrent à Mgr Langevin la tragédie de Sophocle: Philoctète - en grec! Le sommet, du classicisme est atteint.
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Ê : Les DATES MÉMORABLES DU COLLÈGE DE SAINT-BONIFACE "21:
: C'est le Père Bourgeois qui “monta” la pièce. Le Père | : Richard Vandañdaigue exerça les choeurs. Les grands profes- \ ‘seurs de l’Univérsité de Winnipeg honoraient par leur pré-
sence nos jeunes hellénistes. - L "Le “début du 20e siècle devait aussi inaugurer le plus grand épanouissement du Collège . . . brusquement inter-
rompu par l'incendie de 1922,
En 1902, une vague de prospérité déferlant dans l'Ouest, . et l’augmentation du nombre des élèves qui en fut la consé- .. quence, nécessita la construction d’une aïle nouvélle qui agrandit considérablement le Collège. '
1902, 26 avril—-Mort du Frère Godet, S.J. EN
Le lecteur sera sans doute surpris. de nous voir ranger
+ parmi les Dates Mémorables la mort de ce bon Frère, qui ne fit ni plus ni moins que nos autres Frères coadjuteurs. C'est vrai, et c’est précisément la raison pour laquelle nous le fai-
sons figurer dans ce résumé historique. Nous rappelons le jour . de son décès comme une date symbolique: le symbole du dévouement de nos chers Frères à l’oeuvre commune du Collège. Ils sont une foule qui lui ont sacrifié humblement leur vie. Sans eux, sans leurs services gratuits, le Collège ne pourtait pas fonctionner. Leur nom ne paraît nulle part et ils sont
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partout où il y a une besogne humble et pénible à la fois et. sans laquelle les Pères, au nom parfois célèbre, seraient gra- . vement paralysés dans leurs ministères. Les oublier/dans ces 37 -pages/serait une ingratitude. L'hommage que nous rendons à l’humble Frère Godet s'adresse donc à tous ses ‘confrères, hommage de reconnaissance por les services rendus au -Col-
EL lège de St-Boniface. / .. \
abs anis a, ; “En 1885, quand Mér Taché confia le Collège de Saint- (A . Bonïfacé. à la Compagnie de Jésus, le Frère'Godet vint l’un &7 . des premief$fau Manitoba. Le Collège de Saint-Boniface fut
donc durant dix-sept/ans, le champ propre de son dévouemènt
let de ses labeuïrs;"il n'y a plus qu’à indiquer la sphère d’action+. dans laquelle raÿénnaient ces deux influences. Eh bien! c’est Le toute une série d'emplois et de métiers divéfs dont.il faut” faire ici la rapide énumération: acheteur, tailleur, linger, relieur, infirmier, domestique, parfois même cuisinier, il fut tout cela tour à tour et même tout à la fois. Rude jouteur, il faut le dire, qui. ne badinait pas-avec sa tâche et ne lambinaït
1:77 77 pas"à la" besogré: les”laveurs’ et laveuses qu'il embrigadeis | TT
: chaque été pour le “grand ménage” en savent quelque chose.
Chargé du linge des élèves il recousait consciencieusement gilets et pantalons qu’on ne manquait pas, bieh entendu,
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3 4 \ ‘ Le à 22. : LES DATES MÉMORABLES DU COLLÈGE DE SAINT-BONIFACE D
de lui fournir en quantité. Une mère de famille disait un jour à l’un des Père" “Je ne sais qui répare, au Collège, les hardes de nos enfants, mais cette personne nous rend grand service: le travail est bien fait et les vêtements durent aussi longtemps que’ possible. ” "Infirmier, le Frère apportait une grande diligence et un grand soin dans, l'exercice de cette pénible fonction. Il serait fastidieux au lecteur de mentionner jusqu'où il poussait les limites de son dévouëément en ce genre, mais les exemples abondent et sont tout à son honneur. Il convient
d'ajouter que sa longue expérience des maladies les plus fré-
quentes lui valait un flair médical assez rare.
, En dépit de ses absorbantes occupations, le Frère Godet était d’une exactitude remarquable. Chaque matin il se levait à 4 heures, pour sonner, à l’heure précise; le réveil de la Comimunauté, et, tout Je long du jour, il avait à.se tenir en éveil pour indiquer à temps les autres: exercices ...
“Un soir, se sentant plis faible qu’à l'ordinaire, il demanda lui-même es derniers sacrements.
“La communauté: entière s’assembla‘ dans l’infirmerie. | Assis droit dans sa chaise, l'oeil encore vif, le vieux Frèré ne
perdit pas un détail de la cérémonie et semblait goûter sa signification. D'une voix distincte il demanda pardon à ses frè-
res de ses mésédifications, de ses séandales, comme il disait,
et en particulier de ce qu’il croyait avoir le plus à à se reprocher dans ses relations extérieures. C’était un touchant spectacle: vraiment, il fait bôn mourir dans de' telles circonstances.
“Refusant tout aide” pour la nuit, car il avait demandé à Dieu la grâce de mourir sans gauser d’embarras à à personne, il fut cependant visité d'heure en heure, plus souvent peutêtre, par le R. P. Recteur qui le trouva, sur le matin, venant
de rendre le dernier soupir, tranquillement: assis dans sa
chaise. Il était parti avéc l’aurore, sans bruit; sans déranger personne . . Il repose dans le cimetière de ‘Saint-Boniface,
près du Frère Rosselin, un vieux. compagnon: d'armes.” (Les
Cloches, 1902, p. 134) =
Beati qui in Domino” moriuntur: Bienheureux ceux qui meurent ‘dans le Seigneur, parce qu’ilS ont vécu dans le Sei-
.gneur. Telle est bien‘la vie et la mort de nos Frères coadju-
teurs. L’ ’Evangile. dit d’eux-en-toute-vérité: -“Courage;"bon et
fidèle serviteur; parce que tu as'été fidèle dañs’de petites choses . .. entre dans la joie du Seigneur.”
que reconnaissance nous devons à ces humbles, austères et dévoués ouvriers du Collège de Saint-Boniface!
en
1903—Le Chant du Collège.
| Extrait du journal “Le Manitoba” 23 mars 1903: “Notre Collège a maintenant son chant particulier. Les vers en ont été. composés par le R. P° Chossegros, S.J., professeur de
Belles-Lettres, et la musique par le KR. P. DeMangaleere, SJ...
un ‘artiste de talent et de bonne école.” REFRAIN: Mon Collège, rien ne surpasse La douceur de ton: souvenir, Et je pense à“Saint-Boniface 7: : Quand mon coeur veüt*se rajeunir. C’est cette vieïlle:chanson qui, aujourd’hui encore, émeut
nos anciens et réjouit le coeur des jeunes, lorsqu'elle retentit dans nos fêtes.
1903—Le R. P. Jacques Duges ést nommé Recteur. FX, % : FR 7
.1905—Fondation .du Juniorat.
“Le Juniorat de la Sainte-Famille a été ‘fondé. au mois ‘
d’août 1905, par le R. P. Prisque Magnan; alors Provincial du Manitoba, avec les encouragements et la bénédiction du
-{ grañd Archevêque ‘Oblat de l'Ouest Canadien, Mgr Adélard . Langevin.
. lui pfomit
“Le:R. P. Provincial ne: pouvait songer à un juniorat enseignant, vu le personnel déjà trop restreint de la Province oblate et le caractère nécessairement cosmopolite du futur
- juniorat—qui defnanderaït ainsi un personnel double des autres institutions similaires, où il n’y a que des élèves d’une :
seule nätionalité. Par ailleurs, Ja ville de Saint-Boniface était
‘ dotée d’un bon collège élassique; dirigé par les RR. PP. Jésui-
tes. Le R. P. Récteur du Collège de Sainf-Bonjface accueillit
vive voix et par écrit, que les junioristes se-
:-. savec A la demande du KR. P: Provincial et
raïënt toujourè“les bienvenus chez lui, aux conditions-stipu-
léés. Il pensait que la présence des junioristes serait très avan-
tageuse aux. collégiens, et que la piété et l'application à l'étude ‘
.de ceux-ci seraient fortifiées par les bons exemples d'élèves choisis se préparant à la vie religieuse et apostoliqüe. Cet espoir n’a pas été vain: les autorités du Collège nous ont ex-
primé à plusieurs reprises, leur grande satisfaction de la con-°
duite de’nos junioristes.” (Ce qui précède est extrait de la
A la satisfaction exprimée plus haut, le Collège peut,
son humble part, à la formation d'un grand\nombre-de reli-
maintenant en 1945, ajouter la fierté Fm à pour
Es
gieux oblats distingués et de zélés missionnaires
Revue “Missions des” Missionnaires Oblats”,;tore 54; page 310.) 7":
24 LES DATES MÉMORABLES DU COLLÈGE DE SAINT-BONIFACE 1905—L'Octogone.
Le nombre des élèves augméntait rapidement. De nou-
. veau il fallut construire. L’aile qui avait été érigée à l'ouest du bâtiment central (en direction de Winnipeg et de la Rivière Rouge par le Pont Provencher) demandait manifeste-
ment une aile correspondante du côté est, en direction de la Seine. * : ° .
Le plan général avait ceci d'origirl. il centralisait si bien
- la résidence des élèves, la vie collégiale, que les mouvements
généraux et les déplacèments’Se trouvaient réduits au minimum. En bas, salles de récréation; deuxième étage, études; *®
- troisième étage, chapelle; quatrième étage, dortoirs. Le tout
, relié par un escalier qu’ôn appelait la tour. A l’extérieur, des
appareils de sauvetage à fonctionnement rapide et facile pour
des jeunes gens habitués aux sports. A l’incendie de 1922,
aucun de ceux‘qui s’en servirent n’éprouva d’accident. Le
malheur fut qu’un certain nombre ne furent pas assez patients pour attendre leur tour. |
- Au point de vue architectural, ce nouveau Collège (an-'
cien pour nous), vu de tfop près n’avait assurément pas la pureté de style; les lignes impeccables du Petit Séminaire (Collège actuel), maïs vu à distance, au milieu de son vaste rectangle de verdure, l’immense édifice avait un air noble et majestueux. [1 était assurément un des plus remarquables monuments de l'Ouest Canadien. C’eét lui surtout qui est encore cher au coeur des nombreux anciens qui y'ont laissé leurs attendrissants souvenirs de jeunesse. .
. 1906—Division du cours classique êËn section , . --françoise ét section anglaise.
: - 42 élèves suivent. le cours classique anglais, 67 le cours 2 français; 44 composent le cours préparatoire et 48 le cours : Commercial. 4 ecclésiastiques suivent les cours de théologie.
-’ De plus, l’ancien programme a été modifié afin de mieux
| s'adapter, aux ‘besoins des populations. Azes quatre classes de . grammaire ont été réduites à trois, et'le cours complet sera‘ désormais de sept ans au lieu de huit.
‘ Le cours anglais durera jusqu’en 1925. Il rendra de grands Services à la‘ population catholique de langue anglaise. La fondation du Collège Saint-Paul, à Winnipeg, succédant au coùrs anglais de Saiñt-Boniface, donnera plus complète satisfaction :
aux çatholiques de Winnipeg. Le Collège Saint-Paul est ac- ce | .tuellemient en pleine prospérité sous. la direction des Pères pes Jésuites de langue anglaise.
- 7 à os * CE - ‘ ° s
Ancien Collège de Saint-Boniface. ,
Nous sommes heureux du nombre considérable d'hommes
distingués de langue anglaise ‘qui furent formés au Collège :
de Saïnt-Boniface. Saluons au passage la récente nomination
de'M. Gillis Purcell au poste de gérant de la Canadian Press...