SECRET
i septembre.
Instruction générale n° 5.
L'arrivée des renforts provenant de la 2e armée jointe à la nécessité d'apporter plus de souplesse au commandement des armées ont amené les modifications suivantes dans l'ordre de bataille :
La 3e armée comprendra les 5e, 6e, 15e et 2leC. A..Jes65% 67e et 75e D. R., la 7e D. C.
Le 15e corps, par voie de terre, devra atteindre le 6 septembre au soir Dammarie-sur-Saulx .
Le 21e corps, par voie ferrée, vers Joinville-Nancy, le 5, le 6 et le 7 septembre au matin, se portera vers Montiercnder-Longueville.
Le 21e sera administré par la 3e armée, mais sera, initialement, aux ordres du général commandant en chef.
La 4e armée comprendra les 2e, 12e, 17e G. A. et le corps colonial.
Le détachement d'armée Foch formera, à dater du 5 septembre, une armée autonome : 9e armée, comprenant les 9e et 11e C. A., la 42e division et la division marocaine, les 52e et 60e D. R., la 9e D. C. Les fractions du 9e G. A., qui n'avaient pu rejoindre, débarquent dans la légion de Troyes, du 4 au 5.
La 5e armée conserve sa composition, plus le corps de cavalerie, 4e, 8e, 10e D. C.
II. — En vue d'augmenter la densité des forces qui doivent opérer en terrain favorable, la 4e armée sera vraisemblablement appelée à opérer tout entière dans la région à l'ouest de la ligne Vitry-le-François-Brienne.
III. — La zone de repli à atteindre, éventuellement indiquée par l'Ordre général n° 4 et la note du 2 septembre,
sera modifiée en ce qui concerne La 4e armée. Cette armée opérerait en partant an pins loin, du front Mesnil-la- Conitesse,Jusseiine,Pars-les-Chavanges.
La 3€ armée, dont la mission est d'opérer à droite du groupe principal des armées, se repliera lentement en se maintenant si possible sur le flanc de l'ennemi et dans une formation lui permettant à tout instant de repasser facilement à l'offensive face au N.-O.
J OFFRE
Ordre général
du 6 septembre 1914.
Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière ; tous les efforts doivent être employés à attaquer et à refouler l'ennemi, une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée.
Joffre.
A.NNEXR8 115
Lettre du général Joffre
Al GÉNÉRAL GaLLIÉNI.
7 septembre 1914.
Mon cher camarade,
Je tiens à vous remercier chaleureusement pour la iaçon rapide et efficace dont vous avez mis l'armée du général Maunoury à même de remplir la mission délicate qui lui est confiée.
Grâce à vous et à tous les moyens que vous avez mis à sa disposition, la VIe armée manœuvre parfaitement et son action contribue très heureusement au but linal que nous nous proposons
tous.
Pour faciliter et rendre plus efficace faction de cette armée, il m'a paru nécessaire de lui envoyer directement
mes ordres et instructions. Mais je vous les ferai parvenir en double afin que vous sachiez ce qu'elle fait et que vous puissiez lui prêter votre concours si précieux.
Je vous serai obligé de ne pas envoyer au gouvernement de renseignements relatifs aux opérations ; dans les compte-rendus que je lui envoie, je ne lui fais jamais connaître le but des opérations en cours ni mes intentions. Ou du moins, dans ce que je lui en dis, je lui indique les parties qui doivent rester secrètes. En agissant autrement, certaines opérations pourraient parvenir à la connaissance de l'ennemi en temps utile pour lui. C'est pour cela que je considère comme indispensable que je sois le seul à traiter ces questions avec le gouvernement parce que je suis plus à même de juger ce qui peut être dit sans inconvénient.
En ce moment la situation paraît très bonne. Devant Maunoury, les Anglais et la Ve armée, l'ennemi recule, mais
Bans qu'il y ail eu d'action très sérieuse. il est probable qu'il cherchera à se retrancher. Plus à l'Est, devant Foch, de Langle, Sarrail, jusqu'à la l'v armée, des actions plus sérieuses sont engagées. Nous n'y sommes pas en mauvaise situation. Cette bataille durera probablement plusieurs jours. J'ai confiance dansTissue, mais ce sera dur.
Veuillez, mon cher camarade, accepter à nouveau l'expression de toute ma reconnaissance et de mes sentiments de fidèle et cordial dévouement.
J OFFRE
Lettre du général Joffre
AU GENERAL MaUNOURY.
Le Commandant en chef au général commandant ta 6e armée.
9 septembre.
J'ai été tenu heure par heure au courant des combats opiniâtres livrés depuis trois jours par l'armée que vous commandez et des efforts surhumains imposés à vos troupes. En maintenant sur le front de l'Ourcq une notable partie des forces allemandes, vous avez obtenu un immense avantage qui permet aux opérations des armées alliées de se développer dans le sens que je désire.
Jetiens à vous exprimer personnellement ma satisfaction et vous prie de la transmettre à toutes les troupes placées sous
vos ordres.
Joffre.
Le Commandant en chef au Gouverneur militaire de Paris
Télégramme chiffré du G. Q, G. parvenu au gouverneur le II septembre à 18 h. 5:
ce En raison de la situation delà 6e armée qui s'éloigne chaque jour du camp retranché de Paris, cette armée recevra désormais des ordres directs du commandant en chef. Le gouverneur militaire de Paris continuera à être tenu au courant des instructions d'ensemble données à cette armée. »
Châtillon, 10 septembre 1914.
Les forces allemandes cèdent du terrain sur la Marne et en Champagne devant les armées alliées du centre et de l'aile gauche. Pour confirmer ce succès et en tirer avantage, il est nécessaire de suivre énergiquement ce mouvement et de ne laisser aucun répit à l'adversaire.
En conséquence, l'offensive se continuera sur tout le front, dans la direction générale nord-nord-est.
a) La VIe Armée continuera d'appuyer sa droite sur l'Ourcq au ruisseau de Sapières et à la- ligne Longpont-Chaudun-Courmelles-Soissons (inclus). Le corps de cavalerie Bridoux gagnera du champ à l'aile gauche et s'efforcera de gêner les communications et la retraite de l'ennemi.
b) Los forces britanniques continueront leur avance victorieuse entre la ligne ci -d ssus mentionnée et la route Rocourt-Fère-en-Tardenois MontNotre- Dame-Baxoches, qui sera à su disposition.
, La Y Aimée, à Test de la ligne précédente, contournera la forêt au sud et au nord d'Epernay, vei s l'ouest, se s tant elle-même centre les éléments ennemis qui pourraient s'y trouver, et se tiendra prête à agir dans la direction de Test, vers Reims contre les colonnes qui se r tirent devant la IXe armée.
Le X CL A. >e portera, de la région de Vertus dans la direction d'Epernay- Reims. assu ant la liaison entre les Ve et IXe n-mées, et prêt à appuyer cette der aière en tout temps.
Ordre du jour au Général
commandant en chef la iie armee.
10 septembre 1914, 14 h. 10.
Depuis plus d'un mois, l'armée que vous commandez a combattu presque tous les jours et a montré des qualités remarquables d'endurance, de ténacité et de bravoure.
Des prélèvements importants ont été successivement opérés sur vos forces.
Néanmoins, vous avez réussi à vous maintenir sur les hauteurs du Grand- Couronné, à repousser les attaques furieuses lancées contre vous et à empêcher lennemi de pénétrer dans Nancy.
Je tiens à vous exprimer ma satisfaction et vous prie de la transmettre aux troupes sous vos ordres.
JûFFRE.
an m:\i.s 123
Ordre nu .tour vu Général