COMMANDANT EN CHEF LA 1'° ARMEE
10 septembre.
Depuis près d'un mois, votre armée combat presque journellement montrant des qualités remarquables d'endurance, de ténacité et de bravoure.
Vous avez su, vous-même, insuffler à tous l'énergie dont vous êtes animé.
Malgré les prélèvements importants qui ont été successivement opérés sur vos forces, vu us avez su maintenir l'ennemi, et vos troupes ont compensé la diminution de vos effectifs par une activité toujours croissante.
Je tiens à vous témoigner, à vous et à la Ire armée, toute ma satisfaction pour le résultat obtenu.
Joffre.
Ordre général n° L5.
11 septembre 1914.
la bataille qui se livre depuis cinq jours s'achève en victoire incontestable, La retraite des Ire, IIe et IIIe armées allemandes s'accentue devant notre gauche et notre centre. A son tour, la IVe armée ennemie commence à se replier au nord de Vitry et deSermaize.
Partout l'ennemi laisse sur place de nombreux blessés et des quantités de munitions. Partout on fait des prisonniers. En gagnant du terrain, nos troupes constatent les traces de l'intensité de la lutte et de l'importance des moyens mis en œuvre par les Allemands pour essayer de résister à notre élan.
La reprise vigoureuse de l'offensive a déterminé le succès. Tous, officiers et soldats, vous avez répondu à mon appel. Vous avez bien mérité de la patrie.
JOFFRE
Pièces diverses
Pièces diverses
t septembre M 4.
Lettrk nu Général Gallieni, Gouverneur de Paris, au Général en chef.
... Le maréchal French me demande l'appui des troupes du camp retranché de Paris. J'ai l'impression qu'il va reculer encore, sans se soucier ni de Paris ni de la mission que vous lui avez donnée et que je ne connais pas.
2 septembre 1914.
Lettre du Général Gallïeni, Gouverneur de Paris, au Général en chef.
Je vous rappelle encore une fois ce que je vous ai déjà dit dans trois conversations téléphoniques, ce que j'ai répété, en conseil des ministres, au
Président de la République et au ministre de la Guerre! « Paris, si vous ne lui donnez pas des troupes actives de renfort, au moins trois corps d'armée, est dans l'impossibilité absolue de se défendre. »
3 septembre 1914, 11 h.
Communication téléphonique du Maréchal Fbench au Général Gallieni.
Maréchal me charge de vous dire qu'il vient de recevoir ses premiers renforts qui doivent être répartis demain dans les corps de troupes.
Il ne pourra bouger pendant la journée, mais il est possible qu'il se mette en marche demain soir, 4, dans la direction de l'Est, surtout si la 6e armée, qui ne paraît plus avoir personne devant elle, entamait dans la journée un mouvement analogue la portant à sa