DES ARMÉES DK L'EST
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N° 3463 Personnel et Secret
2 septembre 191 4
Le plan général d'opérations (Je Tins traction générale n° 4 vise les point*
suivants :
a\ Soustraire les armées à la pression de fennemî et les amener à s'organiser et à se fortifier dans la zone où elles Rétabliront en fin de repli ;
b) Etablir l'ensemble de nos forces sur une ligne générale marquée par Pont -sur- Yonne, Nogent- sur -Seine, Arcis -sur -Aube, Brienne- le- Château, Joinville (par modification au paragraphe 4 de l'Instruction générale n° 4) sur laquelle elles se recomplèteront par les envois des dépôts ;
c) Renforcer les armées de gauche par deux corps prélevés sur les armées de Nancy et Epinal ;
d) A ce moment, passer à l'offensive sur tout le front ;
e) Couvrir notre aile gauche par toute la cavalerie disponible entre Montcreau et Melun ;
f) Demander à Tannée anglaise de participer à la manœuvre :
1° En tenant la Seine, de Melun à Juvisy ;
2° En débouchant sur le même front lorsque le 6e armée passera à l'attaque ;
g) Simultanément, la garnison de Paris agirait en direction de Meaux.
Le Général commandant en chef JOFFRE.
Le major général
Belin.
Lettre ai m \rkcii \\ French.
? septembre 19 14,
L'armée anglaise n'a pas hésité à lancer toute sa force contre l'ennemi qui était en nombre très supérieur et, ce taisant, a contribué, de la manière la plus efficace, à la sécurité de l'aile gauche de l'armée française.
Elle a fait preuve, clans sa lâche, d'un dévouement, d'une énergie et d'une persévérance auxquels j'estime qu'il est de mon devoir de rendre hommage et ces mêmes qualités qu'elle montrera encore demain rendront certain le triomphe de notre cause commune.
L'armée française n'oubliera jamais les services rendus.
Elle s'est inspirée du même esprit de sacrifice et de détermination de vaincre qui anime les iorces britanniques et elle paiera largement sa dette de gratitude dans les prochaines batailles.
Signé : Joffre.
Ordre général n° l I
2 septembre 1914.
Une partie de nos armées se replie pour resserrer leur dispositif, recompléter leurs effectifs et se préparer, avc< toutes chances de succès, à l'offensive générale que je donnerai Tordre de reprendre dans quelques jours.
Le salut du pays dépend du succès de cette offensive qui doit, en concordance avec la poussée de nos alliés russes, rompre les armées allemandes que nous avons déjà sérieusement entamées sur différents points.
Chacun doit être prévenu de cette situation et tendre ses énergies pour l'a victoire finale.
Les précautions les plus minutieuses, comme les mesures les plus draconiennes, seront prises pour que le mouve-