‹ 1914 (volume 2)Chapitre 14 sur 161 · UN CANON DE 77 PRIS AUX ALLEMANDS · texte numérisé non relu

UN CANON DE 77 PRIS AUX ALLEMANDS

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cette armée se trouvait le détachement commandé par von Deimling, le ibe corps de couverture (de Strasbourg), 40000 hommes.

Toute l'armée allemande avait revêtu l'uniforme gris-vert qui devait lui être si utile. Dès le début des hostilités, les officiers français déclarèrent :

— Impossible d'apercevoir à l'œil nu un soldat ennemi dans la campagne. La teinte neutre de ses vêtements se confond avec celle du sol. Quant à l'officier allemand, il ne se distingue des hommes par rien que l'on puisse apercevoir à soixante pas.

Le fusil Mauser, de l'infanterie allemande, a le même calibre que notre fusil Lebel : 7mm.<j et pèse 200 grammes de moins. En iqo3, les Allemands avaient adopté une nouvelle balle, dite balle S, analogue à notre balle D. Quant au révolver allemand, de système Browning, il est particulièrement commode.

On constata tout de suite que le canon de campagne allemand, le 77, envoyait des obus beaucoup moins meurtriers que ceux de nos j5. On constata aussi que l'artillerie lourde allemande était remarquable par son abondance, comme par sa mobilité et la rapidité de son tir.

L'équipement du soldat allemand est moins lourd que celui du soldat fiançais Marmites, plats, bidons, gourdes, fourchettes, cuillers, sont en aluminium.

Voici, pour l'armée allemande, les chiffres donnés officiellement en 1914..

Active : 3(5 000 officiers, 834 000 hommes, 169000 chevaux.

Réserve de première ligne (onze classes) : 2 1S0 000 hommes, dont 3oo 000 complétant les unités actives.

Infanterie : 217 iégiments, avec une compagnie de mitrailleuses et une compagnie cycliste; 18 bataillons de chasseurs, avec une compagnie de mitrailleuses; 11 détachements de mitrailleuses. Au total, 669 bataillons, 2676 compagnies. L'effectif de la compagnie normale est de 160 hommes dont 18 sous-officiers; de la compagnie renforcée : 180 hommes, dont 20 sous-olficiers; en temps de guerre, l'effectif est de 25o hommes par compagnie.

Cavalerie : 110 régiments à 4 escadrons actifs.

Artillerie : 55obatteries de 77a six pièces; 5o d'obusiersde campagne; 100 d'artillerie lourde de campagne; 33 à cheval; 54 bataillons d'artillerie de forteresse, avec des batteries de mortiers de campagne.

Pionniers : 44 bataillons. Troupes de communication, chemins de fer, télégraphistes, aérostiers et aviateurs, automobilistes, etc. Train des équipages : 26 bataillons.

Armée de campagne : 23 corps d'armée. Le corps d'armée comprend : 2 divisions d'infanterie, 2 de cavalerie divisionnaires (3 ou 4 escadrons par division), 24 batteries de campagne, 4 batteries d'artillerie lourde; pionniers et services; éventuellement : une division de réserve.

L'Allemagne n'avait pas de troupes coloniales. Elle envoyait aux colonies des détachements

L'armée allemande qui, en août 1914, comptait 46 corps d'armée, environ deux millions d'hommes, devait augmenter ses effectifs au point de compter, à la fin de 1914, 74 corps d'armée : 26 d'armée active, 33 de réserve et i5 de landwehr; pus de trois millions d'hommes.

Le service militaire est obligatoire pour tout Allemand, de dix-sept à quarantecinq ans révolus. Nulle exemption pour personne. En temps de paix, pour tout Allemand, l'appel a lieu dans le courant de l'année où il a vingt ans. Le service date du Ier octobre. Il est de deux ans dans l'armée active, à l'exception de la cavalerie et de l'artillerie à cheval où il est de trois ans. Dans le train, pour une grande partie des hommes, il est de six mois ; pour les infirmiers, il varie d'un à deux ans. Après le service actif viennent cinq ans et demi dans la réserve, puis cinq ans dans le premier ban de la landwehr (trois ans pour l'artillerie à cheval et la cavalerie), jusqu'à 3p ans dans le second ban de la landwehr et jusqu'au commencement de la 46e année dans le landsturm. Le landsturm comprend aussi les jeunes gens de 17 à 20 ans qui n'ont pas encore reçu d'instruction militaire. L'Allemagne a donc vingt-huit classes.

Les volontaires ne sont ni nourris, ni couchés, ni habillés. Dans la cavalerie, ils doivent fournir leur cheval. On les distingue des autres soldats par un liseré aux épaulettes

La 'hiérarchie des sous-officiers comprend cinq grades : Gefreite (caporal); Unterofft\ii>roxi Sergeant (sergent); Vice-Feldwebelou Wachlmeister, pour les armes à cheval ; Fâhwrich (porte-épée), grade attribué aux candidats officiers. Un quart des sous-officiers sortent des écoles de sous-officiers; les autres sortent des rangs et pour la plupart sont des rengagés.

La hiérarchie des officiers comprend six grades : second lieutenant, premier lieutenant, Hauptmann, Riltmeister pour les troupes à cheval (capitaine); Major, commandant; Oberst- Leutenant (lieutenant-colonel); Oberst (colonel); Gênent ll.culenant (général de brigade); General-Major (général de division); General de

tufanterie avec le titre à%Excellen\ (grade qui ne correspond à rien dans l'anrue française]. Le grade suprême est celui de General-Feldmarscha.il (maréch

Pour être nommé officier, il faut sortir d'une école de cadets, subir un e:.amen, faire cinq mois de service dans un corps de troupe comme porte-épée, obtenir un certificat du chef de corps, être admis dans une école de guerre, y passer neuf ou dix mois, subir un nouvel examen. Tout candidat est soumis au vote des officiers du régiment, solidaires des dettes contractées par leurs collègues!"Les officiers de l'artillerie à pied et du génie passent en outre par une école d'application. Ceux qui paraissent inférieurs à leur tâche sont éliminés. Les mitres avancent à

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