‹ 1914 (volume 2)Chapitre 40 sur 161 · SIT LA DERNIERE RENCONTRE AVEC LES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

SIT LA DERNIERE RENCONTRE AVEC LES ALLEMANDS

(Photo Meurisse ]

(1) Cet étendard des Hussards de la mort (régiment du prince héritier) fut enlevé par un soldat belge à la bataille de Haelen le i3 août 1 g 1 ^ . Ge soldat, grièvement blessé, donna le drapeau à l'infirmière qui le soignait à l'hôpital d'Anvers, en témoignage de gratitude. Les trous de balles dans l'étendard montrent que la lutte à laquelle il fut mêlé fut terrible.

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Kluck, de Bulowet de Hausen. Dés lu 17 août, les masses allemandes s'enfonçaient en Belgique, entre Bruxelles et Givet.

En réalité, l'armée belge n'aurait pas pu prendre l'offensive. Beaucoup de ses régiments manquaient d'hommes et surtout d'officiers. Mainte compagnie ne possédait qu'un officier, deux au plus.

Dès le premier jour de la guerre, la Belgique et la France étaient entrées en iaison complète. Elles mettaient en commun leurs usines, leurs fabriques d'armes, leur charbon, leur pain, leur sar:g. En Belgique et en France, le communiqué français du 14 août produisit la plus vive émotion : « Des forces importantes françaises sont arrivées en Belgique par Charleroi et se portent vers Gembloux ».

Tandis que la cavalerie allemande travaillait avec une extrême diligence à isoler

l'armée belge, la cavalerie française envoyée en Belgique avait pour mission de protéger les communications entre l'armée belge et l'armée française.

Notre premier corps qui, sous les ordres du général Sordet, comprenait la ire, la 3e et la 5e division de cavalerie, rencontra bientôt les patrouilles ennemies. Il était soutenu, d'un côté, par la 7e et la 10e division de cavalerie qui opéraient dans la région de Virton et d'Arlon, en éclairant notre troisième armée (général Ruffey) ; soutenu de l'autre côté par la 4e et la 9e division de cavalerie qui opéraient dans la région de Bouillonet de Neufchàteau (Belgique), en éclairant notre quatrième armée (général Langle de Cary). Des combats s'engagèrent à Havelange et à Sorée.Dansun combat livré, le 9, à Houffalize, nous faisions une vingtaine de prisonniers.

La tactique de la cavalerie allemande irrita et fatigua la cavalerie française. Nos nommes, qui s'attendaient à un duel, ne rencontraient que des feintes où ils s'épuisaient. Parfois, parmi des forêts et des marécages, un de nos beaux régiments voyait revenir une poignée d'hommes à pied et sans casque. C'était ce qui restait d'un de ses escadrons qui avait donné dans le piège : un bois où il avait été fusillé à bout portant.

Après avoir pénétré jusqu'à six kilomètres de Liège, notre ie* corps de cavalerie se replia vers Namur. Il passa sur la rive gauche de la Meuse, en s'efJôrçant de

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