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La population d'Ancienne, après avoir témoigna fies intentions pacifiques a l'égard de nos troupes, 1*9 a attaquées de la façon la plus traîtresse. Avec njon autorisation, le général qui commandait ces troupes a nais la ville en cendres et a fait fusiller 110 personnes.
Je porte ce fait à la connaissance de la Ville de Liège pour que ses habitants sachent à quel sort ils peuvent s'attendre s'ils prennent une attitude semblable.
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REPRODUCTION D'UNE AFFICHE RAPPORTÉE DE BELGIQUE LE 3o SEPTEMBRE I gj 4.
(Collection Albert Queneau, Champijny.)
tenter de protéger la Gette et Namur. La Belgique espérait que les armées alliées arriveraientà temps pour protéger, d'une part, l'intervalle entre la Gette et Namur; d'autre part, la Meuse au-dessus de Namur.
Premier avantage pour une armée qui défend Bruxelles sur la Gette : elle ne peut pas être coupée de sa base d'opérations, Anvers. Pointcapital ! C'était d'Anvers que tous les corps belges tiraient leurs vivres et leurs munitions. C'était à Anvers que le gouvernement devait se retirer.
On comprend à quelles considérations ['état-major belge a obéi. Cependant, comment ne pas regretter qu'il n'ait pas plus tôt ramené toutes ses troupes vers les forces françaises, afin de résister sur la Sambre? Dès le début de la campagne, on peut constater que le point faible des Alliés fut le manque d'unité dans leur effort commun.
Le '6 août, les renseignements officiels fournis par l'état-major belge nous montrent l'armée belge établissant sa gauche a l'ouest de Tirlemont et sa.droite à Jodoigne.
La ire et la 5e division sont placées en première ligne. En seconde ligne se trouvent la 2e division, à Louvain, et la 6e, à Hamme-Mille. Bientôt la 3e division, qui avait défendu Liège, arriva par Hollogne-sur-Geer et Hannut : elle fut postée
en première ligne, entre la ire et la 5e division. Le roi avait installé son grand quartier général à Louvain. La ville et les villages voisins se remplissant de troupes, les avions allemands survolèrent la ville. En même temps, la cavalerie allemande poussait des pointes, puis, dès les premiers coups de feu, fuyait au galop.
Comme l'ennemi semblait vouloir attaquer les troupes belges par la gauche, vers Hasselt et Diest, la cavalerie belge qui couvrait l'armée à Saint-Trond s'avança vers Haelen.
Leio, un combat de cavalerie s'engagea entre Tirlemont et Saint-Trond ; un autre entre Saint-Trond et Jodoigne; un autre, le 12, à Haelen.
cMav.p DE bataille de MAKLtN.
(Photo Mourisse.
Au combat de Haelen prirent part 3 .900 cavaliers allemands soutenus par 2 100 lantassins, 18 canons et de nombreuses mitrailleuses, avec mission de surprendre le passage de la Cette à Haelen. Il s'agissait tout d'abord d'enlever une position qui commandait la route d'Anvers et permettait de tourner Namur. Le général belge de Witte ne disposait que de 2 3oo cavaliers, de 4D0 cyclistes, de 12 canons et de quelques mitrailleuses. L'ennemi s'empara des villages de Haelen et de Velpen ; mais, à la fin de la journée, après une lutte furieuse, il dut abandonner Velpen. La nuit suivante, il quittait Haelen, laissant sur place 1 5oo morts, des blessés et des canons. Les Belges perdaient 1 200 hommes, dont 22 officiers. Leur épuisement, les obstacles du terrain et le feu des mitrailleuses allemandes empêchèrent la poursuite. Le roi^ autorisa ces braves troupes à inscrire sur leur drapeau Haelen.
Le i3 août, au nord de Namur, à Boneffe, un millier d'Allemands, cavaliers
et cyclistes, avec des mitrailleuses, surpris par deux escadrons et deux compagnies de cyclistes belges, furent battus et mis en fuite.
Mais l'ennemi demeura maître de cette région nécessaire à sa marche sur Namur.
La cavalerie allemande avait ordre de se replier au premier choc et d'attirer l'adversaire sur des positions bien défendues où tout de suite crépitaient lès mitrailleuses.
Jusqu'au 18 août, aucune autre opération importante ne fut entreprise par les Belges. Pendant ce temps, la cavalerie allemande, commandée par le général von Mai vviiz, s'était établie en face d'eux et masquait le mouvement des armées de