DANS UN CAMP AMÉRICAIN
{Section photographique de l'Armée.^
combat nos armées. Si. avec nous, nous n'avons plus les Russes, nous avons les Américains. Nous vaincrons, à la condition qu'on ne quitte pas la place. D'ailleurs, au Service géographique, il y a, nous le savons, plus d'un officier décidé à tenir jusqu'au bout et à tout faire sauter plutôt que de se rendre.
— A la bonne heure! répondit un des généraux présents à l'entretien. C'est une résolution excellente, mais à laquelle personne ne sera réduit.
La propagande allemande répandait à travers le monde d'énormes chiffres, écrits de la main de Ludendorff : « Depuis le 27 mai, les armées allemandes ont iait D7 ooo prisonniers, pris 660 canons et 2 100 mitrailleuses ».
A quoi notre Conseil supérieur de la Guerre répliquait, avec une splendide simplicité :
— L'ennemi, grâce à sa position stratégique et à la supériorité des chemins de fer dont il dispose, a obtenu certains succès. Mais notre confiance demeure entière. Nous allons le mettre en échec et, le temps venu, nous le battrons.