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CHASSEURS FRANÇAIS TRAVERSANT LE VARDAR A GUE

(Section photographique de l'Armée.)

sions autrichiennes et allemandes, elle avait fortifié de toutes les façons ses deux ailes. Quant à son centre, adossé à des montagnes abruptes et consolidé encore par des retranchements inexpugnables elle pouvait croire qu'on n'oserait jamais l'attaquer.

Franchtt d'Esperey prit ce centre pour objectif. Son plan était d'une simplicité magnifique. Enfoncer l'armée ennemie, assez rapidement pour la couper en deux, et assez profondément pour y faire pénétrer une armée.

Le commandement français avait recueilli des renseignements très complets sur la situation. Le général bulgare Todorof disposait de 4b 000 hommes et de 1 290 canons, sans compter les 5i bataillons autrichiens postés entre le Devoli et l'Adriatique. Mais les troupes bulgares, comme les troupes autrichiennes, s'abandonnaient au découragement. Les déserteurs, de plus en plus nombreux, nous révélaient l'impatience et l'indiscipline de leurs camarades. La chute du ministère

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RadoslavoF, partisan de l'Allemagne, avait eu une violente répercussion sur le front. Beaucoup d'officiers bulgares approuvaient la politique du nouveau président du Conseil Malinof, qui réclamait la paix.

L'heure paraissait favorable. Foch ne devait pas la laisser échapper. L'automne approchait avec ses brouillards et ses pluies. Une seule difficulté surgissait. A notre aile gauche, le général italien Ferrero, qui commandait en Albanie, ne se croyait pas suffisamment prêt. Mais sur le reste du front, les Britanniques, les Serbes, les

PBILEP. — VUE GÉNÉRALE.

(Section photographique de l'Armée.)

Grecs, les Italiens commandés par le général Mombelli, partageaient la confiance de Franchet d'Esperey.

Les admirables forces françaises, à la tète desquelles était le général Henrys, étaient mêlées aux forces serbes et grecques.

Pendant une semaine, des attaques assez vives furent dirigées vers différents secteurs, pour couvrir les derniers préparatifs de notre grand effort. Ce grand effort consistait à percer le secteur Sokol-Dobropolie-Vetrenik ; à pénétrer entre le Vardar et le lac Doiran ; enfin, à foncer vers Velès et Uskub.

La 2e armée serbe, en avant de laquelle marchaient quelques divisions françaises, avait mission d'escalader la formidable barrière formée du Sokol haut de 1 383, du Dobropolie haut de 1 710 et du Vetrenik haut de 1 440 mètres.

Le 1 5 septembre, à cinq heures du matin, l'attaque commença à l'est de la Cerna, dans le massif de Dobropolie, réputé « inaccessible à tout assaut ». Du premier coup, les Français et les Serbes bousculèrent l'ennemi, malgré les défenses naturelles les plus redoutables et les plus savants ouvrages militaires. Le soir même, ils

avaient gagné quatre kilomètres de ce terrain inexpugnable, en capturant 4000 hommes et 35 canons.

La position bulgare duDobropolie-Kravitza avait été, du premiercoup,prised'assautparla 1 22e division(général Topart)et la 1 7e division coloniale (général Pruneau).

Le 16, notre centre atteignait le Kosyak et se préparait à descendre vers la Cerna. Le 17, notre gauche pénétrait à Zovik et à Steravina; notre centre arrivait à Kotçhkov-Kamen. Le 18, nous nous glissions jusqu à la Cerna, à 21 kilomètres de Prilep, où les Bulgares avaient organisé leur base avancée devant Monastir.

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