VELES. — LE PONT ROMAIN QUB LES BULGARES ONT FAIT SAUTER
La 2e armée serbe, mettant à profit la mauvaise disposition des réserves ennemies, s'était enfoncée par la brèche, jusqu'au dernier homme.
Pendant quatre jours, l'assaut continua sans interruption. Un contingent grec s'était joint à nous. L'ennemi, qui recevait d'importants renforts, multiplia en vain les contre-attaques Le 19, la montagne était gravie. Les Serbes passaient la Cerna et progressaient hardiment sur la rive gauche. Les troupes françaises obtenaient des» résultats semblables avec un semblable élan En même temps, les troupes britanniques et grecques dirigeaient une vigoureuse attaque au nord du lac Doiran.
L'ardeur des Français et des Serbes les amena promptement sur le Vardar moyen. Ainsi, toute l'aile droite de l'armée bulgare voyait sa retraite terriblement menacée.
Le plan de Franchet d'Esperey s'exécutait. Son principal objectif, la ligne Kavadar-Demir-Kapou, était atteint. Plus de communications pour la ire armée
Général HENRYS
I 9 r 4- — LA GUFIÎRE DU droit. io63
bulgare du Vardar, ni pour la 2e armée bulgaro-allemande qui s'étendait au nord de Monastir. Les forces ennemies allaient être coupées.
Dans l'attaque qui avait pour but l'occupation de l'espace compris entre le Vardar et le lac Doiran, les Britanniques avaient été, un moment, arrêtés à l'est du lac. Mais, partout ailleurs ils restaient victorieux et cet échec partiel était amplement réparé.
En leur repli, les Bulgares, mitraillés par nos aviateurs, incendiaient les énormes dépôts de provisions fournies par l'Allemagne. Nous ramassions partout des prisonniers et des canons. Notre cavalerie montrait une activité superbe. Au nord-ouest de Monastir s'avançaient les troupes italiennes. Vers la Bulgarie^ par la Stroumitsa, s'avançaient les troupes britanniques et grecques. Quant aux Serbes