LANGRES
J^ Amance V-^j*K£l /".SARREBOORG
1&>i /**s- EmbCTn" '
MIRECQffRT
\hauM0nA ™yr£PI»*
1 9 1 4 — E D il. 109 5
tant le pion de Foch était bien conçu et bien exe'cuté. L'armée de Guillaumat exploitait largement le repli de l'ennemi, en attaquant, sur la droite, entie Saint-Quentin (Ardennes) et Herpy.
Afin de parer le coup, le Haut Commandement allemand envoya en première ligne un grand nombre de mitrailleuses nouvelles, avec injonction de résister a tout prix. Malgré tout, le 29 au soir, nous avions progressé sur un front de i3 kilomètres et nous dépassions la route de Recouvrance à Saint- Fergeux.
Jamais nos hommes n'avaient montré pareille ardeur. Dans leur élan, on sentait la jcie héroïque desjours les plus sublimes de notre histoire. Plus d'obstacles pour eux, ni sur le sol iavagé par les mines et les obus, ni parmi les rivières débordées, ni dans les airs où étaient abattus par douzaines les plus formidables avions allemands.
Le 27 octobre, notre aviation déclencha une véritab'e offensive contre la réserve générale ennemie qui, pour centre, avait Seraincourt : 1 23 avions de bombardement et 90 avions de chasse s'y portèrent en vagues successives. Et. sans cesse, sur tous les points du territoire français encore occupé, les aviateurs français et britanniques allaient jeter le désordre chez l'ennemi et semer la confiance .ez nos compatriotes dont le joug se brisait.