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LA PAIX

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reraient pas à la France la sécurité et la protection appropriées, les Etats-Unis d'Amérique et la Grande-Bretagne seront tenus de venir immédiatement à son aide, pour tout acte non provoqué d'agression dirigé contre elle par l'Allemagne. »

Telle était la garantie souveraine que la France obtenait, en compensation de tout ce qu'elle avait sacrifié de ses espérances et de ses revendications. LXX1V

M. Clemenceau avait dit à M. Wilson:

— Le Traité, tel qu'il est, me satisfait au point de vue des garanties. Mais l'avenir n'est ni à vous ni à moi. Vous avez un Sénat, comme j'ai un Parlement. Ni vous ni moi ne pouvons être sûrs de ce qu'ils feront dans dix ans, de ce qu'ils feront demain. Si, par exemple, les traités avec les Etats-Unis et la Grande- Bretagne ne sont pas ratifiés, quelle sera la situation de la France? Quelle garantie de remplacement sera à sa disposition?

Le président Wilson avait répondu :

— Votre observation est parfaitement juste. Mais elle pose un problème difficile. Cherchons la solution.

La recherche fut longue. A cinq reprises, M. Clemenceau et M. Wilson rema-

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