CANTONNEMENT A L ENTREE DE MONASTIR. AU FOND LA COTE 1 2J
1 Photo Branger.)
D'ailleurs, que [ ouvait-on contre les dangers qui venaient du climat? Par les épidémies, surtout par la fièvre paludéenne, certains corps d'armée étaient, suivant l'expression terrible d'un rapport officiel, « réduits à l'eut de squelette ».
Sur tout le front qui s'étendait autour de Salonique, les armées alliées se tenaient en contact avec les forces allemandes et bulgares qui ne les perdaient pas de vue une
CARTE
DES OPtBITIONS milTIIRC !
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minute. On pouvait compter sur leur vaillance pour une résistance inébranlable et même pour des attaques partielles, rriiis non pour une offensive.
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IAND Ier
Roi de Remuait**
Ce qui rendait la situation critique, c'était quelque chose de pis que le manque de réserves : c'était alors, la perfidie du gouvernement grec.
Nous avons reçu alors, sur le front français, la visite d'un chef de bataillon « hellène ». C'était un Grec au profil busqué, aux moustaches farouches, aux yeux bleus, à la voix douce et chantante, à l'esprit prompt et théâtral. Il était le grand ami du roi et de Venizelos. Il défendait l'un et l'autre. D'après lui, le roi détestait son beau-lrère Guillaume II et adorait la France.
— Mais, sa conversation avec Guillaume II après la guerre balkanique !
— Elle a été mal comprise. La tactique impériale qu'il a louée, c'était celle de l'empereur Napoléon Ier.
— Si le roi s'oppose plus longtemps à l'intervention de la Grèce, ne risque-t-il pas sa couronne? N'y a-t-il pas un parti républicain en Grèce?
— Tout Grec est républicain. Mais la république que veut la Grèce, c'est une vaste cité où tout citoyen aurait la
dignité d'un roi.
Ainsi, d'après ce chef de bataillon fertile en ruses, les petitsfils d'Ulysse sont à la fois républicains et royalistes.
Le roi plié à la soumission par sa femme, semblait d'ailleurs toujours prêt à endosserun uniforme de feld-maréchal allemand. Il était encore plus inquiétant, lorsqu'il s'inclinait sous les avertissements des diplomates alliés, que lorsqu'il feignait de ne pas comprendre leurs blâmes.
Cependant, M. Venizelos, ancien Président du Conseil, n'abandonnait pas la lutte. Sous sa direction,plusieurs généraux et un grand nombre d'officiers de l'armée hellénique, fidèles aux véritables intérêts de la Grèce, formèrent un groupe d'action qui établit son centre à Salonique.Ce fut le noyau d'une petite armée qui, pendant trop longtemps, fut seule digne de porter le drapeau national.
A cette scission, le roi, de plus en plus convaincu que son beaufrère était invincible, répondit en concentrant en Thessalie, aussi près que possible de notre gauche, les troupes sur lesquelles il croyait pouvoir compter.
En ce moment, les canons des Alliés tenaient sous leur feules territoires où pouvaient se concentrer les soldats grecs dévoués au roi, c'est-à-dire a l'Allemagne.
Les Alliés envoyèrent au roi de Grèce un nouvel ultimatum, avec ordre de démobiliser. Le roi céda à l'ultimatum une fois de plus.
L'Italie se joignait aux puissances de la Triple Entente. Pour les Italiens qui occupaient Valona et l'Epire, l'abandon de Salonique aurait eu des conséquences fatales.