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MACEDOINE

BATTERIE FRANÇAISE DEFILEE.

(Photo Meurisse.)

Brod, leur enlevèrent une quarantaine de canons et s'engagèrent bravement dans la montagne. A leur gauche, dans un élan encore plus efficace, Français et Russes entraient à Florina, le 18 septembre.

Le but sacré qui attirait irrésistiblement les Serbes, c'était la délivrance de leur terre natale. Ils avaient déjà accompli une partie de leur tâche. On lit dan leur communiqué du i3 octobre : « Aujourd'hui la Serbie libérée mesure 23 1 kilomètres carrés, avec 7 villages et 4b kilomètres de fronrière. »

Quelle récompense pour la sombre ardeur de ces patriotes que leur avance nouvelle vers Monastir, dans la boucle de la Cernai Pluie et vent faisaient rage contre eux. Mais ils ne les sentaient pas : « Nous ne savons qu'une chose, disaientils, c'est que nos grands amis de France nous appuient fraternellement à notre gauche, c'est-à-dire du côté du cœur. »

Pendant ce temps, un corps italien, sous les ordres du général Baudini, manœuvrait dans ce qu'on a appelé « l'arrière-pays de Vallona » et dans la Haute- Epire. L'Italie n'avait pas permis à l'ennemi d'occuper les ports de l'Albanie méii-

1 y ! 4* LA GUERRE DU DROIT.

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dionale. Elle s'était établie à Santi-Quaranta. La route dont ce port était la clet comptait parmi les rares bonnes routes de toute la région. Par cette route, les camions automobiles, les auto-mitrailleuses, les pièces d'artillerie lourde pouvaient aller en Macédoine, c'est-à-dire jusqu'à Monastir. Ainsi, les Italiens étaient en situation de dominer la Macédoine orientale et d'apporter leur concours aux opérations de notre armée de Salonique.

La cavalerie française rejoignit, le 20 octobre, pies de Koritza, les Italiens qui arrivaient de Vallona à travers l'Albanie. En même temps, les Britanniques, qui eux aussi marchaient avec courage, occupaient la ville de Dorijan. Pendant les neut premiers jours de novembre, les éléments conjurés paralysèrent les plus indomptables bravoures. Mais, le 10 novembre, à la première éclaircie, les Serbes se remirent en marche dans le massif de Kuck et délivrèrent le bourg d'Urbeni. Grâce à un nouveau progrès dans la boucle de la Cerna, ils débordèrent les forces allemandes et bulgares qu"attaquaient de front les Français, les Russes et les Italiens. Sous cette pression, l'ennemi était forcéd'abandonner Monastir, où les Français entrèrent le ignovembre.

Le mauvais temps permit à l'ennemi de se fortifier sur les hauteurs du nord de la ville : cotes 1248 et 10S0. Pour l'en déloger, nos troupes durent jusqu'en septembre 1 9 1 8, faire de longs et cruels efforts. Il y a un cimetière très peuplé, au pied de ces hauteurs. Leurs noms ou plutôt leurs cotes : io5o, 1248, résonneronttoujours aux oreilles des survivants, d'autant plus douloureusement que nos communiqués se contentaient de dire : « Activité intermittente de part et d'autre. »

En décembre 1916, l'Allemagne ayant sacrifié plusieurs de ses meilleurs bataillons pour soutenir les Bulgares démoralisés, nos opérations s'arrêtèrent, sans que la Roumanie eût pu intervenir dans la région de Salonique, et sans que nos vaillants soldats de Salonique, à leur grand reg et, eussent pu intervenir efficacement pour la Roumanie.

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