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ARRIVÉE DU GÉNÉRAL PERSHING A TAPIS

(Photo Meurissc.)

et le président du Sénat, M. Dubost, saluèrent, au nom delà République française, la République américaine qui venait hâter le triomphe du Droit. « Pour les Alliés, la question se pose ainsi : vaincre ou se rendre. Les Alliés sont résolus à ne pas se rendre, c'est-à-dire à vaincre ! »

Le général Pershing, sorti premier de l'Académie militaire de West-Ponit, cavalier intrépide et infatigable, avait fait ses premières armes en soumettant, par la rapidité de ses manœuvres, les tribus indiennes insurgées. Pendant la guerre entreles États-Unis et l'Espagne, en 189S, il commanda le i oe régiment de cavalerie et fut cité comme « l'officier montrant le plus de sang-froid au feu ». Aux Philippines, il conduisit avec succès les plus difficiles attaques. Au Mexique, il dirigea l'ensemble des opérations décidées par les États-Unis à titre de représailles. En

'» Pershing à Paris.

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24 jours, il pénétra sur une profondeur de 800 kilomètres dans un pays où le ravitaillement semblait impossible. Le détachement d'artillerie et de cavalerie à la tête duquel il s'était placé avait franchi 200 kilomètres en 42 heures.

A Paris, le lendemain de son arrivée, Pershing était en plein travail, dans son bureau de la rue de Constantine, et rédigeait les plans d'ensemble pour l'organisation de sa future grande armée.

Il se tenait en relations avec nos bureaux du ministère de la Guerre et se rendait souvent à Compiègne où le général Pétain avait installé le Grand Quartier Général.

Dans le bureau de Pétain, Pershing regarda tout d'abord, en face de la fenêtre, une carte représentant le front allemand. Ses yeux et ceux de Pétain demeurèrent longtemps attachés sur les lignes ennemies où les forces s'accumulaient, depuis que la Russie se retirait de la lutte. Pershing pensait :

« Cette muraille que seul Pétain, à la tête du 33e corps, a percée à Carency le g mai 191 5, cette immense muraille vivante ne va-t-elle pas se mettre en marche vers Paris? Pétain sait fort bien que, pour la France, il n'y a de salut que dans l'attaque. Présentement, il n'a ni le nombre ni l'armement nécessaires pour l'offensive. Je lui rapporterai ce

qui lui manque. »

Et le mot qui termina le premier entre-

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