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Ç)2S '9'4- — La guerre DU DROIT.
en se portant vers l'ouest, en direction de Gouzeaucourt. Le reste des forces allemandes attaquait de front, dans la région de Masnières.
Si les divisions du nord avaient pu rejoindre les divisions du sud, les Britanniques auraient été cernés sur le terrain glorieusement conquis par eux. Il n'en lut rien. Les divisions du nord rencontrèrent une résistance inébranlable. Seules les -divisions du sud purent avancer.
Un mouvement de panique qui se produisit chez nos alliés, comme il s'en produit parfois, sans raison, chez les plus vaillants, permit à l'ennemi de reprendre Gouzeaucourt et Gonnelieu.
Mais nos alliés s'étaient vite ressaisis. Le lendemain, avec leurs tanks, ils revinrent à la charge, reprirent Gouzeaucourt et repiirent Gonnelieu.
Nouvelles attaques acharnées de l'ennemi. Le icr décembre, il essaya de percer le saillant britannique par le centre, en visant Masnières. Nos alliés, après avoir refoulé neuf assauts et infligé des pertes terribles à l'agresseur, abandonnèrent, à son insu, la position de Masnières, trop exposée. Il ne s'aperçut de ce repli que le 3 décembre. Alors, après avoir occupé Masnières, il s'avança vers Marcoing et vers la Vacquerie. Ainsi, il redevenait maître de l'Escaut.
Pendant quelques jours encore, autour de la Vacquerie, la lutte fut chaude. Mais, vers la fin de décembre, elle se réduisit à des coups de main et à des bombardements par avions.
Le Haut Commandement allemand qui, depuis un an et demi, n'avait eu aucun succès offensif sur le front franco-britannique, fit annoncer très haut son avantage relatif du $o novembre. A en croire Ludendorff, « si les Britanniques avaient avancé vers Cambrai, c'était parce qu'ils n'avaient trouvé sur leur route qu'une division venant de Russie, très fatiguée et composée d'hommes de vieilles classes ».
En réalité, nos alliés, malgré l'énorme attaque allemande, gardaient un fort saillant vers Marcoing, avec une belle portion de la ligne Hindenburg, entre la route de Bapaume et la route de Péronne. Ils s'y établirent solidement.
Quoi qu'il en fût, la bataille de Cambrai était une nouvelle expérience qui prouvait l'impossibilité d'exploiter la rupture d'un front, quand l'adversaire est encore en possession de ses réserves.
L'année 191 7 avait été par les Britanniques aussi noblement employée en Asie qu'en Europe.
En Mésopotamie, ils battirent les Turcs, leur firent plus de 10000 prisonniers et
CAPITULATION DE JERUSALEM. — PARLEMENTAIRES TURCS AL-X AVANT-POSTES BRITANNIQUES.
(Photo Chusseau-Flaviens.)
igi.4.
progressèrent au nord comme à l'ouest de Bagdad. En Palestine, leur armée, que commandait le général Allenby et qu'appuyait un détachement français, s'empara successivement de Gaza, de Jafl'a et de Jérusalem,
Le S décemore 191 7, jour où les Britanniques et les Français entrèrent dans Jérusalem, restera une des dates les plus lumineuses de notre histoire. La Guerre du Droit, n'est-ce pas une suprême Croisade?
Nouvelle victoire française au Chemin des Dames. Nous occupons la rive sud de l'Ailette.
Au commencement de l'automne 1917, l'ennemi dirigea de fortes attaques contre certaines de nos positions qui lui semblaient trop menaçantes, particulièrement dans les Côtes de Meuse, au nord du bois des Caurières.
Gains insignifiants . Pertes significatives. A ce propos, un de nos compatriotes
VAUDESSON.